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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 08:01
La composition des peintures évolue. Les peintures à base de solvants sont de plus en plus souvent remplacées par des peintures aqueuses qui contiennent des conservateurs potentiellement allergisants. Une étude menée au Danemark a fait le portrait de la dermatite professionnelle des peintres en analysant les résultats des tests épicutanés pratiqués par le Groupe Danois d’Allergie de Contact entre 2001 et 2010. La profession des patients a pu être identifiée selon un code particulier dans lequel sont regroupés les peintres en bâtiment, les peintres de l’industrie navale et automobile mais aussi les artistes peintres. Chaque peintre a été apparié selon l’âge, le sexe et l’année de test à 5 autres patients témoins n’ayant pas la profession de peintre. Sur les 36 147 sujets testés entre 2001 et 2010, 219 ont été identifiés comme peintres. La dermatite de contact professionnelle s’est avérée plus fréquente chez les peintres que chez les patients témoins (p < 0,0001). La dermatite de contact était le plus souvent localisée sur les mains (58 %) puis sur le visage (16 %) et les jambes (4 %). Seul le visage était plus fréquemment atteint chez les peintres que chez les patients témoins (p < 0,0001). Les patch-tests étaient positifs pour au moins une substance chez 94 peintres (soit 43 %) et chez 409 témoins (soit 37 %). Cette différence n’était pas statistiquement significative (p = 0,12). Les allergènes donnant le plus fréquemment des réactions positives chez les peintres étaient : sulfate de nickel (15 %), méthylchloroisothiazolinone /méthylisothiazolinone (MCI/MI) (10 %), résines époxy (8 %), méthyldibromo glutaronitrile (5 %), et formaldéhyde (5 %). Certaines sensibilisations se sont avérées plus fréquentes chez les peintres que chez les patients témoins : MCI/MI (p < 0,0001), résines époxy (p < 0,0001), formaldéhyde (p = 0,003) et quaternium-15 (p = 0,004) Les peintres étaient par ailleurs fréquemment sensibilisés aux conservateurs non inclus dans la batterie standard : méthylisothiazolinone, octylisothiazolinone et benzisothiazolinone. Aucune allergie aux acrylates ou au isocyanates n’a été décelée. Isothiazolinones et résines époxy sont donc les allergènes les plus souvent incriminables chez les peintres et sont à l’origine de fréquentes dermatites de contact des mains. Dr Geneviève Démonet le 8/11/12 Mose AP et coll. : Occupational contact dermatitis in painters – an analysis of patch testdata from the Danish Contact Dermatitis Group. Contact dermatitis 2012 ; 67: 293-297.

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Published by Chronimed - dans Concept
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