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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 08:03
Polyarthrite rhumatoïde : le poisson, c'est bon (Omega 3) JIM26 août 2013 L'épidémiologie de la polyarthrite rhumatoïde (PR), maladie inflammatoire chronique, est influencée par la génétique et les facteurs environnementaux, mais en dehors du tabac et de la consommation d'alcool, peu de choses sont connues sur les autres facteurs de risques modifiables de cette maladie. Certains acides gras polyinsaturés (PUFA), incluant une longue chaine n-3 (AGPI LC n-3) peuvent moduler l'inflammation en agissant sur la cyclo-oxygénase et la lipoxygénase, entraînant une diminution des métabolites pro inflammatoires de l'acide arachidonique. Pour rechercher un lien éventuel entre consommation de PUFA et risque de développer une PR, Daniella Di Giuseppe ont réalisé une étude prospective à partir de la cohorte SMC (Swedish Mammography Cohort) qui inclut toutes les femmes nées entre 1914 et 1948 et vivant à Uppsala et Vastmanland. Entre 1987 et 1990, celles-ci ont rempli un questionnaire diététique comprenant 67 items concernant en particulier l'alimentation, le poids, la taille, le niveau d'éducation. En 1997, un second questionnaire s'intéressant également au niveau d'activité physique, au tabagisme et aux suppléments diététiques utilisés a été adressé aux 56 030 participantes encore en vie ; 70 % y ont répondu (38 984). Durant le suivi de janvier 2003 et décembre 2010 portant sur 32 232 femmes, 205 cas de PR ont été identifiés. La consommation estimée en AGPI LC n-3 a été catégorisée en quintiles. Après ajustement pour l'âge, la prise de tabac, d'alcool et d'aspirine, le risque relatif (RR) de développer une PR chez les femmes du plus haut quintile de consommation d' AGPI LC n-3 (>0.49 g/jour) est apparu diminué, mais de manière non statistiquement significative, par rapport aux femme ayant la plus faible consommation (< à 0,21g/J) avec un RR à 0,67 % (intervalle de confiance à 95 % [ IC 95 %] 0,40 à 1,03). Par contre, une consommation de plus de 0,21 g/J, en se basant sur le questionnaire de 1997, était associée à une baisse de 35 % du risque de développer une PR par rapport à une consommation moindre (RR 0,65 ; IC 95 % 0,48 à 0,90). Une consommation de longue durée (en se basant sur les questionnaires de 1987 et 1997) de plus de 0,21g/J était associée à une baisse significative de 52 % du risque (29 à 67 %). La consommation de poisson une fois par semaine ou plus entraînait une baisse, non significative, du risque de 29 % (RR 0,71, IC 95 % 0,48 à 1,04). La grande force de cette étude est son caractère prospectif, cependant l'utilisation de questionnaires est toujours source d'erreurs. Ces résultats suggèrent un rôle des AGPI LC n-3 dans la physiopathologie de la PR et la consommation de poisson telle que proposée dans les guidelines actuels pourrait avoir un effet bénéfique face au risque de développer une PR. Références Di Giuseppe D et col. : Long-term intake of dietary long-chain n-3 polyunsaturated fatty acids and risk of rheumatoid arthritis: a prospective cohort study of women. Ann Rheum Dis., 2013 ; publication avancée en ligne le 12 août.. doi: 10.1136/annrheumdis-2013-203338.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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commentaires

traitement arthrose 21/01/2015 11:29

A propos d'Omega 3, je conseille vivement les sardines qui en sont remplies !!