Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 09:10
Accusé parfois de relever des maladies plus ou moins « fabriquées » par le corps médical pour accroître le volume des prescriptions, le trouble dysphorique prémenstruel (TDP) fait l’objet d’une étude de l’Université de Caroline du Nord (États-Unis) visant à évaluer son éventuel substrat neurologique. Les auteurs ont eu recours à différentes techniques d’imagerie cérébrale (tomographie par émission de positons], imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) durant des tests impliquant la mémoire de travail « en conjonction avec un protocole de traitement hormonal durant 6 mois. » Ces explorations ont été réalisées chez 15 femmes avec TDP et 15 sujets témoins, dans plusieurs situations (administration d’un agoniste de l’hormone gonadotrophine, seul ou associé soit à un œstrogène, soit à un progestatif). Chez les femmes avec TDP a été constatée une « plus grande activation préfrontale que pour les femmes témoins. De plus, le degré d’activation du cortex préfrontal dorsolatéral était « anormalement augmenté, en corrélation avec plusieurs dimensions de leur affection » : durée du trouble, différences dans la symptomatologie pré et post-menstruelle, score aux échelles d’évaluation globale du trouble. Enfin toujours en cas de TDP, une activation anormale de la mémoire de travail était observée, en particulier dans le cortex préfrontal dorsolatéral. Cette activation insolite était liée à l’intensité des troubles, à leur âge d’apparition, et au retentissement clinique du TDP. Les auteurs estiment que ces résultats (obtenus toutefois sur un faible nombre de patientes) « confirment la pertinence » de l’hypothèse associant un substratum neurologique au TDP, en l’occurrence un dysfonctionnement du cortex préfrontal dorsolatéral qui constituerait un « facteur de risque » de TDP. En particulier, la « concordance des données » de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle et de la tomographie par émission de positons paraît « attester la validité » de cette hypothèse neurobiologique dans le déterminisme du TDP. Dr Alain Cohen 25/07/2013 Baller EB et coll.: Abnormalities of dorsolateral prefrontal function in women with premenstrual dysphoric disorder: a multimodal neuroimaging study. Am J Psychiatry, 170: 305-14. doi: 10.1176/appi.ajp.2012.12030385.

Partager cet article

Repost 0
Published by Chronimed - dans Concept
commenter cet article

commentaires