Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 10:48

Les hommes consommant trop de graisses animales auraient du sperme de moins bonne qualité que ceux privilégiant les omégas-3.

 

Depuis plus de dix ans, des enquêtes partout dans le monde font état d'une baisse du nombre de spermatozoïdes chez les hommes en âge de procréer. Plusieurs hypothèses, notamment liées à l'environnement, aux pesticides, aux produits chimiques ont été évoquées pour expliquer une telle évolution. Et si l'alimentation était en cause?


Une enquête américaine publiée la semaine dernière dans le journal européen Human Reproduction indique en tout cas qu'une alimentation trop riche en graisses animales affecterait la qualité du sperme. En revanche, la consommation d'omégas-3 (acides gras du poisson et de certaines huiles végétales) serait associée à une meilleure qualité. L'étude, conduite aux États-Unis, entre décembre 2006 et août 2010, par le Pr Jill Attaman (Harvard Medical School, Boston), concerne 99 hommes interrogés par questionnaire sur leurs habitudes alimentaires.

 

Le sperme de 23 d'entre eux a par ailleurs été analysé. C'est en faisant une corrélation entre la qualité des spermatozoïdes (nombre, mobilité, vitalité, formes anormales…) et le mode d'alimentation qu'ils ont pu découvrir l'impact négatif de certaines graisses. Les hommes mangeant le plus de graisses saturées avaient un nombre total de spermatozoïdes de 35% inférieur par rapport à ceux qui en mangeaient le moins, ainsi qu'une concentration spermatique inférieure de 38%.


La relation entre alimentation grasse et qualité du sperme serait donc due à la consommation de graisses saturées (charcuterie, chips, viennoiseries, certaines viandes, beurre, huile de palme…) connues pour représenter aussi un facteur de risque de maladies cardio-vasculaires. S'il s'agit de la plus importante étude évaluant l'influence du régime sur la fertilité, les effectifs examinés sont assez faibles. Ces résultats intéressants nécessitent d'être reproduits à une plus grande échelle.

 


Martine Perez - le 18/03/2012


Partager cet article

Repost 0
Published by Chronimed - dans Nutrition
commenter cet article

commentaires