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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 11:59

Le Figaro note en effet que « l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) ont réfuté [hier] les conclusions de l'étude controversée du Pr Gilles-Éric Séralini sur le maïs transgénique NK603 commercialisé par Monsanto ». Le Haut Conseil a ainsi indiqué que « les conclusions d'effets délétères de la consommation de maïs NK603 ne sont pas soutenues par l'analyse des résultats présentés dans l'article » publié dans Food and Chemical Toxicology. De son côté, le président de l’Anses, Marc Mortureux, a déclaré que « la faiblesse centrale de l'étude réside dans le fait que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données de cette publication. [Il n'est pas possible] d'établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou du pesticide et les pathologies constatées [tumeurs cancéreuses, pathologies hépatiques et rénales] ».

Le Figaro relève que « les deux organismes en concluent logiquement qu'il n'y a pas lieu de «remettre en cause les précédentes évaluations» du maïs NK 603 et d'interdire son importation en Europe comme l'exige le Pr Séralini ». Le quotidien ajoute que « le Comité économique éthique et social du HCB recommande qu'une «étude de long terme, indépendante et contradictoire soit entreprise sous l'égide des pouvoirs publics quant à la sécurité sanitaire du maïs NK603». Avec comme objectif «de répondre aux interrogations de la société» sur l'innocuité de ce maïs OGM, a précisé sa présidente, le Pr Christine Noiville ».

Le Pr Jean-Christophe Pagès, qui préside le comité scientifique du HCB, a par ailleurs remarqué que « certains groupes de rats mâles traités ont une survie un peu meilleure que le groupe témoin, et les différences observées sur les femelles sont dues au hasard. […] Nous avons été interpellés par le fait que les données publiées avaient été choisies par les auteurs qui ont refusé à deux reprises de nous transmettre leurs données brutes ». « En dépit de sa très faible valeur scientifique, l'Anses trouve quand même le moyen de louer «l'originalité» de l'étude du Pr Séralini et «recommande d'engager des études et des recherches sur la question des effets à long terme des OGM associés aux préparations phytopharmaceutiques». Autrement dit aux pesticides », poursuit Le Figaro.

Le journal relève que « le Pr Séralini a jugé «intolérables» les conclusions du HCB. Les jours précédents, il s'était défendu en expliquant que son étude avait «des limites statistiques comme toutes les études faites avec 10 rats» par groupe étudié », le chercheur remarquant que « l'Efsa [Agence européenne de sécurité des aliments] a autorisé des maïs transgéniques sur la foi d'études avec 5 ou 6 rats, des travaux produits par l'industriel lui-même, qui ne communique pas les données brutes de l'étude ». Le Pr Pagès remarque quant à lui que « 10 rats sont suffisants pour mener une étude à court terme sur 3 mois, mais pour mesurer un effet à long terme, il faut des lots de 50 animaux ».

Libération titre sur sa une : « Pour un vrai débat », relevant qu’« une étude indépendante et transparente apparaît indispensable ». La Croix note aussi que « le HCB et l’Anses ont réfuté les conclusions des travaux du Pr Gilles-Éric Séralini, […] mais préconisé une étude à long terme de la consommation d’OGM associés à des pesticides ». Le journal note que « dès hier, Gilles-Éric Séralini a estimé que la recommandation du HCB pour une nouvelle étude à long terme constituait «un progrès» mais qu’il fallait, en attendant, «interdire» le maïs concerné ».

De son côté, Le Parisien s’interroge : « A quand une deuxième étude ? ». Le journal observe entre autres que « le gouvernement français plaide pour une «remise à plat du dispositif européen d'évaluation, d'autorisation et de contrôle des OGM et des pesticides», et va chercher à renforcer les études sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés à des pesticides ».

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Published by Chronimed - dans Concept
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