Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 11:43
NY Times - thérapie cellulaire / Genique prometteuse pour le traitement de la leucémie aiguë. Michael Nagle pour le New York Times Publié 20 Mars, 2013 Un traitement qui modifie génétiquement les cellules immunitaires du patient pour lui permettre de combattre le cancer a, pour la première fois, produit des rémissions chez les adultes porteurs d'une leucémie aiguë, qui est habituellement mortelle, les chercheurs témoignent. David Aponte, au Memorial Sloan-Kettering, a reçu une greffe de moelle osseuse après traitement des cellules T qui l'a mis en rémission complète . Chez un patient qui était gravement malade, toute trace de leucémie ont disparu en huit jours. "Nous avions espéré, mais n'aurions pas pu prédire que la réponse serait si profonde et aussi rapide," a déclaré le Dr J. Renier Brentjens, le premier auteur d'une nouvelle étude de la thérapie et un spécialiste de la leucémie au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center. Le traitement est expérimental, il a été utilisé chez un petit nombre de patients. Mais les experts considèrent cette approche comme très prometteuse pour une variété de tumeurs malignes, y compris d'autres cancers du sang et les tumeurs dans d'autres organes comme la prostate. La nouvelle étude, chez cinq adultes atteints de leucémie aiguë chez qui la chimiothérapie avait échoué, a été publiée mercredi dans la revue Science Translational Medicine. Le traitement est similaire à celui qui a tiré une fillette de 7 ans, Emma Whitehead, des portes de la mort, elle est en rémission, il y a près d'un an, traitement qui a eu un succès incroyable chez plusieurs adultes atteints de leucémie chronique et chez qui la chimiothérapie avait échoué. Le schéma de traitement qui a sauvé Emma et les adultes a été développé à l'Université de Pennsylvanie. Des études connexes ont également été réalisées à l'Institut national du cancer. Cette approche de thérapie cellulaire n'avait pas été tentée avant chez les adultes atteints de la maladie. Emma présentait une leucémie lymphoblastique aiguë. Ce type de cancer du sang est pire chez les adultes que chez les enfants, avec un taux de guérison chez les adultes de 40 pour cent seulement, contre 80 pour cent à 90 pour cent chez les enfants. La maladie est rare. Chaque année aux États-Unis, elle touche environ 2400 personnes de plus de 20 ans, et 3600 jeunes. Bien qu'il y ait moins de cas chez les adultes, il y a plus de décès: environ 1 170 adultes meurent chaque année à comparer avec les 270 décès chez les patients de moins de 20 ans. Chez les adultes, ce type de leucémie est une "maladie dévastatrice", indique le Dr Michel Sadelain, l'auteur principal de la nouvelle étude et directeur du Centre pour l'ingénierie cellulaire et le transfert de gènes et de laboratoire de l'expression des gènes au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à Manhattan. Les patients comme ceux de l'étude, qui rechutent après une chimiothérapie, ont généralement quelques mois seulement à vivre. Mais le Dr Sadelain précise que maintenant, trois cas sur cinq ont été mis en rémission sur une période de 5 à 24 mois. Deux autres sont morts: l'un était en rémission mais il est mort d'une embolie (caillot de sang), et l'autre est décédé d'une rechute. Les survivants ont continué à recevoir des greffes de moelle osseuse. Leur pronostic est bon, mais la rechute est toujours possible, et seul le temps nous dira. Les experts non liés à l'étude ont tous dit que c'est un progrès important dans un domaine nouveau. Le Dr Carl Juin de l'Université de Pennsylvanie, qui a dirigé l'équipe qui a traité Emma et les autres patients, a dit: «Ceci est le premier rapport montrant une certaine activité réelle, cliniquement bénéfique chez les adultes atteints de leucémie lymphoblastique aiguë." Il dit que son équipe est également prête pour tester sa version de la thérapie cellulaire chez des patients atteints de la maladie. Dr Richard M. Stone, le directeur du programme de leucémie chez l'adulte à l'Institut Dana-Farber Cancer à Boston, a trouvé lque cette recherche est passionnante et a déclaré qu'il espérait commencer à collaborer avec l'équipe de Sloan-Kettering. Il leur a déjà envoyé un patient. Le traitement utilise les propres lymphocytes T du patient, un type de globule blanc qui combat normalement les virus et le cancer. Le sang du patient est traité dans une machine qui extrait des cellules T et renvoie le reste du sang au corps. Les chercheurs font alors une intervention en génie génétique: ils utilisent un virus désactivé comme un «vecteur» pour injecter un nouveau matériel génétique dans les cellules T, qui sont ainsi reprogrammées et reconnaissent et tuent toute cellule malade porteuse d'une protéine particulière sur sa surface. La protéine, appelée CD19, se trouve sur les cellules B, qui font partie du système immunitaire. Cet objectif a été choisi parce que les patients avaient un type de leucémie qui touche les cellules B, de sorte que le but était de programmer des cellules T du patient pour détruire les cellules-B malades. Les cellules B saines - qui produisent les anticorps pour combattre l'infection - pourraient être tuées comme les cellules cancéreuses, mais cet effet secondaire était traitable. «Nous créons des médicaments vivants", a déclaré le Dr Sadelain. "C'est une histoire passionnante qui ne fait que commencer." L'un des patients les plus malades dans l'étude était David Aponte, âgé de 58 ans, etcqui travaille pour une équipe de ABC News a remarqué en Novembre 2011 ce qu'il pensait être un tennis elbow s'avéré être une manifestation de la leucémie. Il se préparait à subir une longue, et épuisante chimiothérapie. Son oncologue, le Dr Brentjens, a suggéré avant que de commencer, d'essayer le traitement appliqué à M. Aponte. Il y avait eu prélèvement et stockage dans une banque de globules blancs certaines de ses cellules entreposées par précaution ( la chimiothérapie fait habituellement perdre ses globules blancs) De cette façon, s'il venait à rechuter, il pourrait être en mesure d'entrer dans une étude utilisant ces cellules entreposées, ce que M. Aponte a accepté. Dans un premier temps, la chimiothérapie a fonctionné, mais d'ici l'été 2012, alors qu'il était encore en cours de traitement, les tests ont montré que la maladie était de retour. «Après tout ce que j'avais vécu, la chimio, la perte de cheveux, la maladie, c'était absolument dévastateur», a rappelé M. Aponte. Il a rejoint l'étude T-cellule. Durant quelques jours, rien ne semblait se produire. Puis, sa température a commencé à monter. Il n'a plus aucun souvenir de ce qui a eu lieu au cours de la semaine suivante, mais l'article de journal - où il est le patient numéro 5 - rapporte que sa fièvre à grimpé à 41 degrés. Il était en proie à une «tempête de cytokines», ce qui signifie que les cellules T, dans leur furieuse bataille contre le cancer, ont produit d'énormes quantités d'hormones appelées cytokines. Outre la fièvre, montée énorme des cytokines a un effet quasi hormonal qui peut faire chuter dramatiquement la pression artérielle d'un patient et terriblement accélérer son rythme M. Aponte a été mis en soins intensifs et traité par la cortisone pour étouffer cette très dangereuse réaction. Huit jours plus tard, sa leucémie avait disparu. Même ses médecins en ont été "choqués" le Dr Brentjens dit. Ils ont dû vérifier les tests de laboratoire seulement pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'erreur. Une fois qu'il était en rémission, M. Aponte a reçu une greffe de moelle osseuse, de même que trois autres patients dans l'étude. Un autre avait des problèmes de santé qui ont rendu la greffe impossible, et c'est lui qui a rechuté et en est mort. Les chercheurs pensent qu'il pourrait avoir rechuté parce que les stéroïdes dont il avait besoin pour traiter la tempête de cytokines peuvent avoir éliminé les lymphocytes T avant qu'ils ne puissent faire leur travail. Pour les autres patients, on ne sait pas si les greffes ont été vraiment nécessaires; en théorie, les cellules T tout seules aurait pu produire une rémission à long terme. Les patients traités à l'Université de Pennsylvanie n'ont pas été transplantés, et sont restés en rémission. Mais la technique utilisée implique un vecteur viral différent et une programmation génétique différente de celle de Sloan-Kettering. Dans tous les cas, le Dr Brentjens nous dit que ces cellules T sont encore au stade expérimental, alors que les greffes sont la norme des soins dans la leucémie aiguë parce qu'elles ont démontré leur capacité à donner à de nombreux patients les meilleures chances de survie. Ainsi, les greffes ont été effectuées pour des raisons éthiques. L'étude se poursuit, et plus de patients sont actuellement traités, les réponses thérapeutiques pourraient montrer que les cellules T à elles seules peuvent suffire pour traiter certains patients. M. Aponte, qui a reçu cette greffe en Décembre, est toujours en convalescence, et en essayant de reprendre une partie des 20 kgs perdus lors de l'épisode aigu. il espère retourner au travail bientôt. NY Times - Cell/GeneTherapy Shows Promise for Acute Type of Leukemia Michael Nagle for The New York Times Dr. Renier J. Brentjens, left, and Dr. Michel Sadelain at Memorial Sloan-Kettering Cancer Center in New York. By DENISE GRADY Published: March 20, 2013 A treatment that genetically alters a patient’s own immune cells to fight cancer has, for the first time, produced remissions in adults with an acute leukemia that is usually lethal, researchers are reporting. Enlarge This Image David Aponte, at Memorial Sloan-Kettering, had a bone-marrow transplant after T-cell therapy left him in remission in days. In one patient who was severely ill, all traces of leukemia vanished in eight days. “We had hoped, but couldn’t have predicted that the response would be so profound and rapid,” said Dr. Renier J. Brentjens, the first author of a new study of the therapy and a specialist in leukemia at Memorial Sloan-Kettering Cancer Center. The treatment is experimental, has been used in only a small number of patients and did not work in all of them. But experts consider it a highly promising approach for a variety of malignancies, including other blood cancers and tumors in organs like the prostate gland. The new study, in five adults with acute leukemia in whom chemotherapy had failed, was published Wednesday in the journal Science Translational Medicine. The treatment is similar to one that pulled a 7-year-old girl, Emma Whitehead, from death’s door into remission nearly a year ago, and that has had astounding success in several adults with chronic leukemia in whom chemotherapy had failed. The treatment regimen that saved Emma and those adults was developed at the University of Pennsylvania. Related studies have also been done at the National Cancer Institute. But this cell-therapy approach had not been tried before in adults with the disease that Emma had, acute lymphoblastic leukemia. This type of blood cancer is worse in adults than in children, with a cure rate in adults of only about 40 percent, compared with 80 percent to 90 percent in children. The disease is not common. Each year in the United States, it affects about 2,400 people older than 20, and 3,600 younger. Though there are fewer cases in adults, there are more deaths: about 1,170 adults die each year compared with 270 deaths in people under 20. In adults, this type of leukemia is a “devastating, galloping disease,” said Dr. Michel Sadelain, the senior author of the new study and director of the Center for Cell Engineering and the Gene Transfer and Gene Expression Laboratory at Memorial Sloan-Kettering Cancer Center in Manhattan. Patients like the ones in the study, who relapse after chemotherapy, usually have only a few months left, Dr. Sadelain said. But now, three of the five have been in remission for 5 to 24 months. Two others died: one was in remission but died from a blood clot, and the other relapsed. The survivors have gone on to have bone-marrow transplants. Their prognosis is good, but relapse is still possible, and only time will tell. Experts not connected with the study said it was an important advance in an emerging field. Dr. Carl June of the University of Pennsylvania, who led the team that treated Emma and the other patients, said, “This is the first report showing some real, clinically beneficial activity in adult acute lymphoblastic leukemia.” He said his team was also starting to test its version of the cell therapy on patients with the disease. Dr. Richard M. Stone, the program director for adult leukemia at the Dana-Farber Cancer Institute in Boston, called the research exciting and said he hoped to begin collaborating with the team at Sloan-Kettering. He has already sent them a patient. The treatment uses patients’ own T-cells, a type of white blood cell that normally fights viruses and cancer. The patient’s blood is run through a machine that extracts T-cells and returns the rest of the blood to the body. Researchers then do some genetic engineering: they use a disabled virus as a “vector” to carry new genetic material into the T cells, which reprograms them to recognize and kill any cell that carries a particular protein on its surface. The protein, called CD19, is found on B-cells, which are part of the immune system. This target was chosen because the patients had a type of leukemia that affects B-cells, so the goal was to train the patients’ T-cells to destroy B-cells. Healthy B-cells — which makeantibodies to fight infection — would be killed along with cancerous ones, but that side effect was treatable. “We’re creating living drugs,” Dr. Sadelain said. “It’s an exciting story that’s just beginning.” One of the sickest patients in the study was David Aponte, 58, who works on a sound crew for ABC News. In November 2011, what he thought was a bad case of tennis elbow turned out to be leukemia. He braced himself for a long, grueling regimen of chemotherapy. His oncologist, Dr. Brentjens, suggested that before starting the drugs, Mr. Aponte might want to have some of his T-cells removed and stored (chemotherapy would deplete them). That way, if he relapsed, he might be able to enter a study using the cells. Mr. Aponte agreed. At first, the chemotherapy worked, but by the summer of 2012, while he was still being treated, tests showed that the disease was back. “After everything I had gone through, the chemo, losing hair, the sickness, it was absolutely devastating,” Mr. Aponte recalled. He joined the T-cell study. For a few days, nothing seemed to be happening. Then, his temperature began to rise. He has no memory of what took place during the next week or so, but the journal article — where he is Patient 5 — reports that his fever spiked to 105 degrees. He was in the throes of a “cytokine storm,” meaning that the T-cells, in a furious battle with the cancer, were churning out enormous amounts of hormones called cytokines. Besides fever, the hormonal rush can make a patient’s blood pressure plummet and his heart rate shoot up. Mr. Aponte was taken to intensive care and treated withsteroids to quell the reaction. Eight days later, his leukemia was gone. Even the doctors were shocked, Dr. Brentjens said. They repeated the lab tests just to make sure there was no mistake. Once he was in remission, Mr. Aponte had a bone-marrow transplant, as did three of the other patients in the study. Another had medical problems that made a transplant impossible, and it was he who relapsed and died. The researchers think he may have relapsed because the steroids he needed to treat the cytokine storm may have wiped out the T-cells before they could do their job. For the other patients, it is not known whether the transplants were really needed; in theory, the T-cells alone might have produced a long-term remission or even a cure. Patients treated at the University of Pennsylvania were not given transplants, and most have stayed in remission. But the technique used there involves a different viral vector and different genetic programming from the one at Sloan-Kettering. In any case, Dr. Brentjens said, the T-cells are still experimental, whereas transplants are the standard of care in acute leukemia because they have been shown to give many patients the best odds of survival. So the transplants were done for ethical reasons. Thestudy is continuing, and as more patients are treated, answers may emerge as to whether the T-cells alone will be enough for some patients. Mr. Aponte, who had the transplant in December, is still recovering, and trying to gain back some of the 40 pounds he lost while he was ill. But he hopes to return to work soon.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article

commentaires