Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:20

Michel BRACK

  

Michel Brack, médecin attaché INSERM U 9939 exerce actuellement à l’hôpital Alleray-Labrouste, 75015 PARIS. Il collabore avec Luc Montagnier sur les recherches à propos de stress oxydant.

 La prise en charge du stress oxydant en pratique courante, mystification ou réalité ?

 

Préambule

 

La prise en charge du stress oxydant est un sujet qui fait débat.

Ce débat concerne tout aussi bien les bilans sanguins explorant le stress oxydant que la supplémentation antioxydante.

Les études cliniques manquent ou sont contradictoires.

Globalement, passionnés du ‘stress oxydant’ et sceptiques s’affrontent autour d’une question fondamentale et légitime : ‘est-ce pertinent de prendre en charge le stress oxydant des individus dans la population générale?’.

Les travaux que nous menons depuis 7 années que ce soit au Centre pilote de consultations centrées sur l’évaluation du stress oxydant que nous avions créé, ou dans le cadre d’une collaboration entre l’Unité INSERM 939-Dyslipidémies, Inflammation et Athérosclérose dans les Maladies  Métaboliques-Hôpital de la Pitié-Paris et l’Ecole Supérieure de Physique Chimie de Paris, n’ont pour autre objectif que de répondre à cette question.

Des avancées notables ont été faites, et autorisent une prise en charge sérieuse de ces phénomènes délétères.

Il faut avant tout intégrer que la supplémentation antioxydante est du domaine libre et public et que de ce fait, encouragée par la pression médiatique, la consommation irrationnelle et aveugle de ces produits peut  apparaître pour certains comme un problème de santé publique potentiel.

Quant à la prise en charge éventuelle du stress oxydant au cours des pathologies chroniques, elle est du ressort des médecins auprès de qui il est urgent d’en communiquer les bonnes pratiques.

Les études montrant l’implication du stress oxydatif dans le vaste domaine de la santé sont légion et indiscutables, mais hélas bien souvent méconnues par une  majorité de médecins praticiens.

Dénaturant les protéines, les lipides et l’ADN, perturbant l’expression des gènes impliqués dans l’inflammation et la mort cellulaire, le stress oxydatif est impliqué tantôt comme cause, toujours comme conséquence, dans de nombreuses pathologies, des maladies cardiovasculaires aux cancers, en passant par les maladies chroniques infectieuses et inflammatoires et les maladies neurodégénératives.

Il est reconnu par ailleurs comme une des causes essentielles de notre vieillissement.

Les dernières études publiées dans des revues scientifiques de fort impact, confirment l’intérêt des antioxydants et la nécessité d’un  diagnostic biologique préalable de stress oxydatif à toute prescription d’antioxydants.

De nombreuses publications montrent définitivement l’implication du stress oxydatif dans les maladies cardiovasculaires, les maladies inflammatoires, les maladies infectieuses, en particulier chroniques (SIDA, hépatites virales), les cancers, les maladies neurodégénératives et plus récemment le syndrome métabolique (Ref : Philippe Giral, et col., “Elevated Gamma-Glutamyltransferase Activity and Pertubed Thiol Profile Are Associated With Features of Metabolic Syndrome”, Arterioscler Thrombo Vasc Biol, 2008).

Le sujet ‘Stress oxydatif et risque cardiovasculaire’ est largement publié, notamment le rôle central des LDL oxydés (et non du LDL…), dans la genèse de la plaque d’athérome.

Une brief review de l‘American Heart Association (2005) publiée dans ‘Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2006’, décrit l’ensemble des implications du stress oxydatif dans les pathologies cardiovasculaires et insiste sur le rôle délétère du stress oxydatif sur l’instabilité de la plaque.

Dans un article publié dans ‘Free Radical Biology and Medicine’, concluant à la corrélation entre stress oxydatif et risque coronarien, les auteurs concluent :

-« there is a growing consensus within the oxidation field that one should first identify individuals with increased systemic indices of oxidant stress before the appropriate antioxydant interventions may be evaluated... »

Une autre publication récente (American Heart 2008), parue dans ‘Circulation Research’ et dont le titre est très évocateur : ‘Reactive Oxygen Species, Finding the Right Balance’ fait le point sur l’impact du stress oxydatif sur les troubles endothéliaux et le risque cardiovasculaire.

         

Dans ‘Cardiology 2008’, les auteurs d’une étude rétrospective sur 800 patients démontrent l’efficacité du traitement précoce vitamine C+E, pour la réduction du taux de mortalité au décours d’un infarctus du myocarde chez les patients diabétiques.

 

Et surtout, dans une étude publiée dans ‘Free Radical Biology and Medicine’, 2008, les auteurs démontrent que l’efficacité des supplémentations en vitamines C et E, dépend de leurs  niveaux plasmatiques.

 

Par ailleurs, s’il est bien admis que certaines supplémentations antioxydantes sont plus nuisibles que bénéfiques pour la santé : augmentation du risque de cancer du poumon chez les fumeurs prenant du béta carotène, corrélations entre les prises de vitamine E ou d’acides gras poly insaturés et augmentation des taux de LDL oxydés, des études récentes confirment surtout  la dangerosité des prises importantes et/ou prolongées d’antioxydants.

 

La publication de certaines méta-analyses (JAMA, Le Lancet), et leurs interprétations parfois déroutantes, reprises par les médias grand public, ont pu semer un certain trouble sur la validité pourtant irréfutable du sujet.

           

Les méta-analyses dont il est question sont des compilations de plusieurs dizaines d’études d’intervention avec des cocktails d’antioxydants.

 

Les conclusions sont globalement négatives ne montrant pas d’amélioration, voire des aggravations (mortalité et prévalence accrue de cancers).

 

L’interprétation des médias grand public ont été bien au-delà de celles des auteurs, en concluant avec un indiscutable ‘effet d’annonce’ que ‘les antioxydants donnaient le cancer et faisaient mourir plus tôt….’.

 

Une observation basique des protocoles de ces essais montre à l’évidence que les supplémentations étaient très différentes d’un essai à l’autre.

 

Pour certains par exemple, la dose prescrite de bêta carotène était de 10 fois celle préconisée ; ailleurs certains cocktails comprenaient des doses importantes de sélénium, ou de zinc quand d’autres en étaient tout simplement privés.

 

De plus, les populations étaient très différentes, ainsi que la durée et le design des études.

 

Le risque d’augmentation des cancers du poumon lié à des doses très élevées de bêta carotène était déjà bien connu et ne concernait dans l’étude de référence que les grands fumeurs.

 

La bonne interprétation de ces compilations d’études eut été que les supplémentations d’antioxydants peuvent s’avérer dans certains cas et à certaines doses au mieux inefficaces, au pire dangereuses, ce que nous clamons depuis une quinzaine d’années.

 

 

L’offre débridée de produits en vente libre conduisant à une auto-supplémentation aveugle est à ce titre préoccupante.

 

Certains comportements, par ailleurs légitimes, exprimant notamment une prise de  conscience de la nécessité d’initier de vraies stratégies de prévention active des maladies dégénératives et du vieillissement, (il suffit de rappeler que d’après les experts de l’OMS, 60 à 80% des maladies chroniques et en particulier dégénératives pourraient être évitées avec des mesures simples…), peuvent être plus délétères que bénéfiques s’ils ne sont pas guidés par une démarche scientifique rationnelle.

 

Le rôle du médecin apparaît essentiel pour encadrer avec discernement ces stratégies de prise en charge globale et sur le long terme de la santé.

 

 

Les moyens diagnostiques existent et peuvent être mis à la disposition des professionnels désireux de s’impliquer dans une nouvelle vision de la santé qui s’exprime en 3 points :

 

-mettre en place une vraie médecine de prévention active

-individualiser les prises en charge

-responsabiliser les patients en leur donnant les moyens d’autogérer en partie leur santé.

 

 

Dans cette optique, un double consensus se dessine pour qu’il n’y ait plus désormais de stratégie de prévention des maladies dégénératives et du vieillissement sans une lutte acharnée, impitoyable contre le stress oxydatif, et que toute supplémentation en particulier antioxydante ne se fasse sans un diagnostic biologique préalable.

 

 

La prise en charge du stress oxydant au cours des pathologies chroniques

 

En dehors de quelques exceptions (Etudes AREDS et LAST, pour la DMLA, une étude Q10 dans la maladie de Parkinson…), l’absence d’études cliniques prouvant l’intérêt des antioxydants dans la prise en charge des maladies chroniques, confine le sujet au domaine de la recherche clinique.

 

Cependant, de nombreux arguments plaident en faveur d’une prise en charge du stress oxydant non seulement pour initier et conduire une médecine de prévention active, mais aussi au cours des maladies pour lesquelles son implication est largement documentée.

Ces prises en charge imposent de facto des supplémentations prolongées qui ne peuvent être  encadrées que par des professionnels de santé avertis.

 

Elles imposent aussi de pouvoir évaluer de façon fiable l’état de stress oxydant de chaque patient.

L’études des corrélations entre anomalies des biomarqueurs du stress oxydant et situations cliniques nous ont permis de développer des échelles d’évaluation du stress oxydant, les échelles ‘Oxyscale et Oxyscreen’.

 

Dans un premier temps nous avons ‘testé’ un grand nombre de biomarqueurs en les confrontant à des situations cliniques classiquement corrélées à un stress oxydant plus ou moins élevé.

Des modèles statistiques sophistiqués nous ont permis d’attribuer à chaque biomarqueur et ses variations, un taux de pertinence pour la réponse à la question : « ce patient présente-t-il ou pas un stress oxydant ? »

Ces taux de pertinence sont très variables d’un marqueur à l’autre. Ainsi, si le taux de pertinence du ratio glutathion réduit sur glutathion oxydé est supérieur à 90 %, celui de la glutathion peroxydase ou de la superoxyde dismutase (SOD), est inférieur à 20 %.

Autrement dit, la mesure du premier est plus utile à l’évaluation du niveau de stress oxydant d’un sujet que les autres.

Ce premier travail a permis d’isoler une quinzaine de biomarqueurs utiles et nécessaires au diagnostic du stress oxydant.

Dans un second temps, nous avons mis en évidence d’étroites corrélations entre ces biomarqueurs ou des groupes de biomarqueurs.

 

Ces corrélations ont permis le développement d’algorithmes mathématiques complexes qui seuls permettent de renseigner de façon fiable sur l’existence ou non d’un stress oxydant et de situer son niveau sur une échelle graduée allant de l’absence de stress oxydant à un niveau maximal de stress oxydant.

La justification de ces algorithmes pour l’interprétation de ces bilans repose sur la démonstration de la valeur fondamentale de la modélisation mathématique, les différents marqueurs utilisés n’ayant qu’une faible valeur diagnostique lorsqu’ils sont interprétés isolément.

Ainsi, le fait d’avoir un taux bas de zinc ou élevé de glutathion réduit et/ou oxydé (GSH et GSSG), n’impliquent pas à eux seuls l’existence d’un stress oxydant anormal.

C’est la combinaison complexe des anomalies de ces différents paramètres qui objective réellement l’état de stress oxydant d’une personne.

 

Les échelles Oxyscale et Oxyscreen confrontées à la clinique

 

Les échelles d’évaluation du stress oxydant Oxyscale et Oxyscreen permettent non seulement d’objectiver un niveau ‘quantitatif’ de stress oxydant, mais apportent aussi des informations ‘qualitatives’.

 

Si il apparaît clairement que le niveau de stress oxydant est fortement corrélé à l’état de santé des patients, la répartition du score sur les 3 clusters ‘statut antioxydant, ‘agression oxydative’ et ‘marqueurs terminaux’ permet par exemple de distinguer des états de stress oxydant liés à de simples déficits d’apports alimentaires et ceux dont la responsabilité est liée à une production excessive de radicaux libres contemporaine d’une pathologie agressive.

 

Bilan de Margaux H :

 

Alimentation déstructurée,

Les déficits du statut antioxydant reflètent les mauvaises habitudes alimentaires.

 

Bilan de Laurent B :

 

Psoriasis grave, alimentation équilibrée,

Les déficits du statut antioxydant reflètent ici une surconsommation des antioxydants liée à la maladie.

 

Bilan de Emilie B :

 

Maladie de Charcot,

Le score très élevé n’est pas lié à des problèmes nutritionnels…

 

 

En conclusion, ces bilans sont complexes et coûteux, mais il ne saurait être question de diagnostiquer un état de stress oxydant quel qu’il soit, par le dosage d’un ou deux marqueurs biologiques et encore moins en piquant un patient au bout du doigt.

Le diagnostic du stress oxydant passe inéluctablement par une constellation ‘réfléchie’ et interprétée de biomarqueurs dont le dosage reste l’apanage de structures hospitalo-universitaires rodées à des techniques qui ne sont pas de routine,  et par le respect des procédures pré analytiques rigoureuses où malheureusement la centrifugation à 4°C  et la congélation à – 80°C restent incontournables.

 

A ce titre toutes les techniques d’évaluation du statut antioxydant n’ont un intérêt que très limité.

Elles ne font en aucun cas le diagnostic du stress oxydant, et la plupart du temps mesurent essentiellement le pouvoir antioxydant de substances qui sans être des antioxydants (un antioxydant est une molécule qui peut se présenter en alternance sous sa forme réduite et sa forme oxydée), ont un pouvoir antioxydant dans le plasma, dont le chef de file est l’acide urique.

 

Voici les bilans cités :

 

 

Echelles d'évalution du stress oxydatif

Oxyscan® - Oxyscale® - OxysScreen® Patents & Licences for Europe at Netcare Santé Sàrl

 

b emilie

né(e) le : 07/02/1951

FRANCE

Bilan oxyscale n° 2009.027.00241 du 10/09/2009

laboratoire de prélévement : Clinique Matignon

laboratoire d'analyse : CHU GRENOBLE

Statut antioxydant Anomalies endogènes

Vitamine C 43.60 15 - 62 μM / L GSH 829.00 727.75 - 1203 μM / L

Alpha Toco. 38.00 18 - 48.5 μM / L GSSG 25.60 5.34 - 19.3 μM / L

Gamma Toco. 2.99 1.47 - 3.57 μM / L GSH / GSSG 32.38 > 100

Vita. C / Alpha Toco. 1.15 > 1.3 GPX 465.00 299.3 - 449.85 U / L

Se 1.18 0.8 - 1.2 μM / L Thiols 5.10 5.8 - 7.7 μM / g prot.

Cu 16.40 12.4 - 25.9 μM / L Acide urique 258.00 145 - 460 μM / L

Zn 11.50 11.7 - 17.3 μM / L Marqueurs de l'oxydation

Cu / Zn 1.43 < 1 MDA 2.20 1.12 - 1.81 μM / L

Beta-carotene 0.122 - 1.44 umol/l Tbars 3.13 2.126 - 2.86 μM / L

Vitamine A 1.05 - 3.05 umol/l 8OHDG < 0.40 / 100 000 guanosine

Score global : 7.73 / 10

Poids relatif des déficits du statut antioxydant : 6 %

Poids relatif de l'agression cellulaire : 59 %

Poids relatif des dégâts oxydatifs : 35 %

Descriptif des légendes

Le poids relatif des déficits en antioxydants évoque une alimentation déséquilibrée et oriente vers des conseils nutritionnels.

Le poids relatif d'une agression cellulaire oxydative évoque la conjonction de facteurs pro-oxydants.

Le poids relatif des dégâts oxydatifs exprime un risque plus élevé de développer à long terme une pathologie.

Le bilan de stress oxydatif ne saurait remplacer les investigations médicales classiques. Il ne permet pas de faire le diagnostic

d'une maladie, mais donne des indications précises sur le réel état de votre santé. Il est surtout un indicateur d'un risque

éventuel de développer une maladie dans un futur plus ou moins proche, et un vieillissement accéléré. Toute stratégie de

prévention à long terme des maladies dégénératives et du vieillissement impose une évaluation et un suivi de l'état de stress

oxydatif.

 

 

Echelles d'évalution du stress oxydatif

Oxyscan® - Oxyscale® - OxysScreen® Patents & Licences for Europe at Netcare Santé Sàrl

b laurent

né(e) le : 15/08/1963

FRANCE

Bilan oxyscale n° 2009.018.00079 du 10/09/2009 (page 1 / 2)

laboratoire de prélévement : henri 4

laboratoire d'analyse : CHU GRENOBLE

Statut antioxydant Anomalies endogènes

Vitamine C 27.00 15 - 62 μM / L GSH 874.00 727.75 - 1203 μM / L

Alpha Toco. 12.50 18 - 48.5 μM / L GSSG 11.30 5.34 - 19.3 μM / L

Gamma Toco. 1.12 1.47 - 3.57 μM / L GSH / GSSG 77.35 > 100

Vita. C / Alpha Toco. 2.16 > 1.3 GPX 431.00 299.3 - 449.85 U / L

Se 0.85 0.8 - 1.2 μM / L Thiols 6.20 5.8 - 7.7 μM / g prot.

Cu 14.20 12.4 - 25.9 μM / L Acide urique 343.00 145 - 460 μM / L

Zn 7.30 11.7 - 17.3 μM / L Marqueurs de l'oxydation

Cu / Zn 1.95 < 1 MDA 1.57 1.12 - 1.81 μM / L

Beta-carotene 0.122 - 1.44 umol/l Tbars 2.41 2.126 - 2.86 μM / L

Vitamine A 1.05 - 3.05 umol/l 8OHDG < 0.40 / 100 000 guanosine

Score global : 3.09 / 10

Poids relatif des déficits du statut antioxydant : 26 %

Poids relatif de l'agression cellulaire : 44 %

Poids relatif des dégâts oxydatifs : 29 %

Descriptif des légendes

Le poids relatif des déficits en antioxydants évoque une alimentation déséquilibrée et oriente vers des conseils nutritionnels.

Le poids relatif d'une agression cellulaire oxydative évoque la conjonction de facteurs pro-oxydants.

Le poids relatif des dégâts oxydatifs exprime un risque plus élevé de développer à long terme une pathologie.

Le bilan de stress oxydatif ne saurait remplacer les investigations médicales classiques. Il ne permet pas de faire le diagnostic

d'une maladie, mais donne des indications précises sur le réel état de votre santé. Il est surtout un indicateur d'un risque

éventuel de développer une maladie dans un futur plus ou moins proche, et un vieillissement accéléré. Toute stratégie de

prévention à long terme des maladies dégénératives et du vieillissement impose une évaluation et un suivi de l'état de stress

oxydatif.

 

 

 

Echelles d'évalution du stress oxydatif

Oxyscan® - Oxyscale® - OxysScreen® Patents & Licences for Europe at Netcare Santé Sàrl

b laurent

né(e) le : 15/08/1963

FRANCE

Bilan oxyscale n° 2009.018.00079 du 10/09/2009 (page 1 / 2)

laboratoire de prélévement : henri 4

laboratoire d'analyse : CHU GRENOBLE

Statut antioxydant Anomalies endogènes

Vitamine C 27.00 15 - 62 μM / L GSH 874.00 727.75 - 1203 μM / L

Alpha Toco. 12.50 18 - 48.5 μM / L GSSG 11.30 5.34 - 19.3 μM / L

Gamma Toco. 1.12 1.47 - 3.57 μM / L GSH / GSSG 77.35 > 100

Vita. C / Alpha Toco. 2.16 > 1.3 GPX 431.00 299.3 - 449.85 U / L

Se 0.85 0.8 - 1.2 μM / L Thiols 6.20 5.8 - 7.7 μM / g prot.

Cu 14.20 12.4 - 25.9 μM / L Acide urique 343.00 145 - 460 μM / L

Zn 7.30 11.7 - 17.3 μM / L Marqueurs de l'oxydation

Cu / Zn 1.95 < 1 MDA 1.57 1.12 - 1.81 μM / L

Beta-carotene 0.122 - 1.44 umol/l Tbars 2.41 2.126 - 2.86 μM / L

Vitamine A 1.05 - 3.05 umol/l 8OHDG < 0.40 / 100 000 guanosine

Score global : 3.09 / 10

Poids relatif des déficits du statut antioxydant : 26 %

Poids relatif de l'agression cellulaire : 44 %

Poids relatif des dégâts oxydatifs : 29 %

Descriptif des légendes

Le poids relatif des déficits en antioxydants évoque une alimentation déséquilibrée et oriente vers des conseils nutritionnels.

Le poids relatif d'une agression cellulaire oxydative évoque la conjonction de facteurs pro-oxydants.

Le poids relatif des dégâts oxydatifs exprime un risque plus élevé de développer à long terme une pathologie.

Le bilan de stress oxydatif ne saurait remplacer les investigations médicales classiques. Il ne permet pas de faire le diagnostic

d'une maladie, mais donne des indications précises sur le réel état de votre santé. Il est surtout un indicateur d'un risque

éventuel de développer une maladie dans un futur plus ou moins proche, et un vieillissement accéléré. Toute stratégie de

prévention à long terme des maladies dégénératives et du vieillissement impose une évaluation et un suivi de l'état de stress

oxydatif.

 

 

 

 

 

Echelles d'évalution du stress oxydatif

Oxyscan® - Oxyscale® - OxysScreen® Patents & Licences for Europe at Netcare Santé Sàrl

Bilan oxyscale n° 2009.018.00079 du 10/09/2009 (page 2 / 2)

Patient(e) : b laurent, né(e) le : 15/08/1963

Commentaires

Votre niveau de stress oxydatif est modéré.

à noter des déficits d'apport relativement importants qu'il convient de corriger par des mesures

nutritionnelles ou une supplémentation adaptée

Votre bilan fait apparaître les anomalies suivantes :

- le taux de vitamine C est très bas

- le taux d'alpha tocophérol est bas

- le taux de gamma tocophérol est très bas

- le taux de sélénium est relativement bas

- le taux de zinc est très bas

- le rapport cuivre sur zinc est relativement élevé

- une glutathion peroxydase relativement élevée

- un taux de protéines thiols relativement bas

- un taux relativement élevé de MDA

Orientation nutritionnelle

- déficit avéré en vitamine C

- déficit avéré en alpha tocophérol

- déficit avéré en gamma tocophérol

- déficit relatif en sélénium

- déficit avéré en zinc

- une supplémentation en sélénium doit être réservée

Le bilan de stress oxydatif ne saurait remplacer les investigations médicales classiques. Il ne permet pas de faire le diagnostic

d'une maladie, mais donne des indications précises sur le réel état de votre santé. Il est surtout un indicateur d'un risque

éventuel de développer une maladie dans un futur plus ou moins proche, et un vieillissement accéléré. Toute stratégie de

prévention à long terme des maladies dégénératives et du vieillissement impose une évaluation et un suivi de l'état de stress

oxydatif.

 


Partager cet article

Repost 0
Published by chronimed - dans Concept
commenter cet article

commentaires

Grégory 03/07/2013 12:12

Bonjour et merci pour cet article très intéressant,

Dans le cadre d'un Lyme chronique je suis un traitement de
détoxification à base d'injections IV de glutathion, mon statut oxydant n'a jamais été testé. J'aurais souhaité savoir si un excès de GSH pouvait avoir des effets pro-oxydants. Par ailleurs j'ai
découvert dans cette étude:
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1493846
que la N-acteylcysteine pouvait conduire à des effets pro-oxydants chez les sujets saints, j'aurais souhaité savoir si le produit Immunocal à base de lactosérum non dénaturé était susceptible de
produire les mêmes effets.
Je vous remercie de votre réponse.

Cordialement
Grégory