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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 19:31

L'acide folinique et/ou l'acide 5-méthyltétrahydrofolique (Folapro) optimisent la méthyle-B12


Dans ma pratique, je n'ajoute jamais d'acide folinique avant la fin des cinq semaines d'essai initial de méthyle-B12. A ce jour, je n'ai remarqué que très peu d'améliorations cliniques avec cette substance seule, mais comme déjà indiqué, je l'ajoute après avoir démarré le protocole de méthyle-B12 pendant cinq semaines. Au départ, je n'ajoutais pas d'acide folinique avant plusieurs mois, non en raison d'un quelconque parti pris, mais plutôt parce que j'étais encore assez néophyte en matière de biochimie des folates/B12. Je me concentrais simplement sur la méthyle-B12.

Aussi, nombre des mes conclusions actuelles sont basées sur ces années initiales, lorsque j'ajoutais l'acide folinique beaucoup plus tard dans le traitement, sans que les parents ne constatent des améliorations symptomatiques significatives. D'un point de vue biochimique, cela a tout de même du sens, parce que les besoins de la B12 pour recevoir son groupe de méthyles de l'acide 5-méthyltétrahydrofolique sont court-circuités par l'ajout direct de méthyle-B12.

Aussi, bien que l'acide folinique et la 5-MTHF soient essentiels pour nombre d'autres fonctions du corps, les besoins des voies de transfert des groupes méthyles de la méthyle-B12 (synthase-méthionine, homocystéine, méthylation, transsulfuration) sont satisfaits, et on ne doit pas s'attendre à une amélioration supplémentaire notable. Je n'exclus pas pour autant que des symptômes non associés directement à cette voie biochimique ne puissent être par ailleurs améliorés, et que des améliorations associées à d'autres voies ne puissent être simultanément obtenues.


La méthionine et/ou la SAMe optimisent la méthyle-B12


Une étude de GL Arnold a démontré que les enfants atteints de troubles du spectre autistique présentaient souvent des niveaux d'acides aminés plasmatiques faibles. La méthionine est l'un des acides aminés essentiels, qui constitue le point départ nutritionnel des voies de méthylation/transsulfuration. La méthyle-B12 avec la synthase-méthionine, ainsi que la TMG avec la bétaïne-homocystéine méthyltransférase, permettent à l'homocystéine d'être recyclée en méthionine qui se transforme en SAMe (S-adenosyl-l-méthionine) puis en SAH (S-adénosylhomocystéine, et de nouveau en homocystéine avant redémarrage du cycle. En outre, une partie de l'homocystéine redescend le chemin métabolique pour donner du glutathion.

Etant donné le taux d'effets secondaires de 70 % que j'ai pu observer chez les enfants recevant de la SAMe alors qu'ils étaient déjà stabilisés avec la méthyle-B12, il est rapidement devenu apparent qu'il était plus important d'activer le recyclage de l'homocystéine en méthionine plutôt que de surcharger le système avec des substrats supplémentaires tels que de la méthionine ou de la SAMe. En effet, lorsque l'on augmente la charge totale de méthionine ou de SAMe sans apporter la méthyle-B12 nécessaire pour recycler l'homocystéine ou la SAH "relative" qui s'accumule, le corps se trouve de nouveau contraint d'identifier comment traiter ces métabolites pour les amener jusqu'à l'étape métabolique suivante. Bien que ces besoins en substrats puissent être sans aucun doute mis en évidence par des tests d'acides aminés plasmatiques, les catastrophes cliniques auxquelles l'on a pu assister mériteraient que l'on se pose la question de ce qui a pu les déclencher.

Certains de mes collègues ne faisant pas état des effets secondaires significatifs et graves que je remarquais, tels que se taper la tête, frapper et agresser, lorsqu'ils ajoutaient de la SAMe à fortes doses, l'explication doit résider dans les différences et non dans les similarités des protocoles suivis. Aussi, dans le cadre du protocole que je conseille, la SAMe et la méthionine ne doivent être ajoutées qu'avec la plus extrême prudence, et si elles le sont, l'une après l'autre, avec une observation clinique très attentive des effets, tant positifs que négatifs.


Des taux normaux ou élevés de B12 dans le sérum rendent superflus les apports de B12 et de méthyle-B12


Les niveaux de B12 sont normaux, voire élevés, chez la plupart des enfants qui s'avèrent bien répondre à la méthyle-B12. Lorsque la B12 approche l'enzyme de synthèse de la méthionine et ne peut être ni réduite ni recyclée, la forme oxydée de la B12 reste à l'extérieur des cellules et s'accumule dans le plasma. L'analogie clinique la plus simple pour comprendre ce mécanisme consiste à le comparer avec celui du diabète, dans lequel le sucre sanguin qui ne peut pénétrer dans les cellules s'accumule dans le plasma.


D'autres formes de B12 fonctionnent tout aussi bien, voire mieux que la méthyle-B12


Il existe cinq formes de cobalamine "B12" :

  • la cyanocobalamine
  • l'hydroxycobalamine
  • l'adénosylcobalamine
  • la glutathionylcobalamine
  • la méthylcobalamine

La cyanocobalamine et l'hydroxycobalamine interagissent avec la glutathionylcobalamine pour former la méthylcobalamine. L'adénosylcobalamine est fabriquée dans la mitochondrie. Il n'existe que deux "formes de coenzyme" B12 : la coenzyme méthylcobalamine, et la coenzyme adénosylcobalamine.

Le reste des B12 n'a qu'un objectif, devenir l'une ou l'autre de ces molécules de B12 actives. Aussi, l'engouement actuel pour l'hydroxycobalamine semble omettre deux faits importants. Le premier est que l'entrée de la B12 dans la voie de l'homocystéine est due à la coenzyme méthyle-B12 et à aucune autre forme de B12. Le second, c'est que bien qu'elles aient pu présenter un certain intérêt, les injections d'hydroxycobalamine pratiquées chez les enfants atteints d'autisme pendant des années n'ont jamais donné d'amélioration clinique sensible ou exceptionnelle des symptômes. Je me suis tourné vers la méthylcobalamine en partant de la cyano-B12 et de l'hydroxyl-B12.

Au départ j'utilisais simplement l'hydroxyl-B12 car elle semblait fonctionner un peu mieux que la cyano-B12. Tout en ayant utilisé des faibles doses de méthyle-B12 par voie intraveineuse chez des patients adultes chroniquement malades depuis deux ans, je n'avais jamais essayé la méthyle-B12 chez les enfants atteints de troubles autistiques.

Jusqu'à ce jour de 2002 où, me trouvant dans mon cabinet, une question m'a soudain traversé l'esprit : "et si cette forme japonaise de la B12 pouvait être différente de la cyanocobalamine ou de l'hydroxycobalamine ?". Le reste n'est qu'enchaînements. En l'espace de sept jours après avoir reçu sa première injection, un premier enfant, Dylan, qui jusque là ne parlait que sous la forme de phrases énigmatiques de quatre mots, essentiellement sans langage spontané, a commencé à parler à qui voulait bien l'écouter sous la forme de phrases de sept ou huit mots !


Le test de mutation de l'enzyme MTHFR et le test Genomics permettent de distinguer les enfants qui ont besoin de méthyle-B12 de ceux qui n'en ont pas besoin


Il n'existe malheureusement à ce jour aucun test permettant de savoir quel enfant sera à même ou non de bénéficier de la méthyle-B12. Lorsque la méthyle-B12 est introduite seule pendant cinq semaines, lorsque chaque condition de succès est en place, lorsque qu'aucune autre variable n'est introduite ou supprimée, lorsque la Grille d'évaluation parentale est complétée à l'issue des cinq semaines d'essai clinique "pur", et lorsque les raisons de chaque entrée dans les colonnes de la Grille d'évaluation parentale sont décrites en détail dans le Courrier annexe, le taux de réponse positive à la méthyle-B12 est de plus de 90%.

A ce jour, tous les tests qui identifient des anomalies dans certains génomes ou voies biochimiques passent à côté d'une énorme proportion de ces 90% d'enfants qui répondent pourtant bien à la méthyle-B12 et qui devraient être traités. Aussi, en attendant que la science pure et des études officielles permettent de rattraper la science clinique actuelle, la seule chose sérieuse que nous puissions faire consiste à traiter tous les enfants pendant au moins cinq semaines comme indiqué tout au long de ce document. Chaque enfant étant son propre laboratoire, il importe de considérer comme le meilleur test celui de l'observation clinique.


Les enfants présentant une méthylation très active n'ont pas besoin de méthyle-B12


Là encore, l'argument est le même que ci-dessus. Les tests de laboratoire utilisés pour distinguer les enfants qui méthylent beaucoup de ceux qui ne méthylent pas assez peuvent être applicables à certaines voies biochimiques, et le pourcentage indiqué pour chacun d'eux peut s'appliquer à certains tableaux cliniques tels que celui de la schizophrénie mais pas nécessairement à l'autisme. Toutefois, le taux de réponse de plus 90% que je peux observer chez les enfants atteints de troubles autistiques sous traitement de méthyle-B12 infirme les pourcentages indiquant en théorie que la méthyle-B12 n'est pas indiquée pour les enfants dont le processus de méthylation est très actif. Là encore, c'est le corps de l'enfant qui est le meilleur laboratoire, bien meilleur que les tests in vitro, et c'est l'évaluation objective de son évolution au moyen de la Grille d'évaluation parentale qui permet de savoir quels enfants parmi ceux dont le processus de méthylation est très actif, doivent ou ne doivent pas recevoir de méthyle-B12.


Lorsqu'un enfant réagit à la MB12, éventuellement très bien, il n'est pas nécessaire d'inclure dans son traitement les autres modalités de traitement du DAN !


Comme le montre de manière si éloquente la Grille d'évaluation parentale, la méthyle-B12 joue son rôle de méthyle-B12, ni plus ni moins. Il serait ridicule de négliger les autres principes biomédicaux du DAN!. Je mets en ouvre chez mes patients autant de modalités de traitement que possible. En général, c'est précisément cette synergie entre les différents traitements qui aide l'enfant à guérir. Plus spécifiquement, la méthyle-B12 a besoin de nombreux autres facteurs complémentaires pour jouer son rôle de manière optimale.


La méthyle-B12 est la même, quelle que soit la pharmacie qui la prépare


Il s'agit là d'une grave erreur qui ne m'est apparue qu'au bout de centaines d'injections sans effet ou douloureuses. A l'issue de ma première année d'étude clinique de la méthyle-B12, et en particulier après la présentation initiale du protocole lors du congrès du DAN! de mai 2002 à Philadelphie, les parents ont commencé à commander aux quatre coins du pays des injections de méthyle-B12 à une concentration de 25 mg/ml auprès de leur pharmacie habituelle. Soudain mon bureau s'est trouvé submergé d'appels de parents et de médecins déçus indiquant que les injections ne donnaient pas les effets escomptés ou qu'elles étaient douloureuses.

J'ai alors entrepris, à mes propres frais, d'effectuer des tests de concentration sur des lots issus de différentes pharmacies et dont la concentration affichée était de 25 mg/ml. Faux ! Les résultats allaient révéler que la concentration de méthyle-B12 pouvait être en réalité comprise entre 16 mg/ml et 28 mg/ml. Tout cela me semblait bizarre, aussi j'ai interrogé plusieurs de mes pharmaciens habituels. Chacun d'entre eux m'a confirmé que l'opération qui consiste à introduire la méthyle-B12 dans la solution et à l'y maintenir est délicate.

Aussi, je fournis ci-dessous une liste de pharmacies dont je sais que leurs injections présentent la concentration appropriée et dont je sais qu'elles préparent les injections selon mes critères : (liste alphabétique).

  • 1. Coastal Compounding Pharmacy : tél. (912) 354-5188 ; fax (912) 355-3685
  • 2. College Pharmacy : tél. (800) 888-9358 ; fax 800-556-5893
  • 3. Hopewell Pharmacy : phone (800) 792-6670 ; fax (800) 417-3864
  • 4. Lee-Silsby Compounding Pharmacy : tél. (800) 918-8831 ; fax (216) 321-4303
  • 5. Wellness Health and Pharmacy : tél. (800) 227-2627 ; fax (800) 369-0302

Demandez à votre propre pharmacie de vous fournir un certificat d'analyse de concentration. Toute pharmacie désireuse de travailler avec vous et vos patients devrait être à même de vous fournir l'historique de ses tests de concentration. La méthyle-B12 étant extrêmement difficile à introduire dans la solution, et l'effet de densité étant déterminant en termes d'efficacité clinique du traitement (voir ci-dessus, il est très important de connaître, autant que faire se peut, les doses et densités exactes administrées.

Les cinq pharmacies évoquées ci-dessus - Coastal, College, Hopewell, Lee-Silsby et Wellness - ont su jouer le jeu : elles ont fait l'effort d'apprendre toutes les astuces du processus et dépensent l'argent nécessaire pour réaliser les analyses fréquentes qui leur permettent de garantir une concentration finale en méthyle-B12 de plus/moins 5%. Les pharmacies qui débutent ne peuvent pas être certaines que le produit qu'elles livrent présente une concentration finale similaire à celle de ces pharmacies. Aussi, si elles veulent jouer sérieusement le jeu, elles doivent être à même de vous montrer leurs certificats d'analyse afin de vous assurer que ce que vous recevez est comparable aux produits fournis par les spécialistes de la méthyle-B12 pour enfants atteints d'autisme.


Les injections sont douloureuses


A condition d'obtenir un pH satisfaisant, n'importe quelle bonne pharmacie doit être en mesure de préparer des injections indolores. Mais même les meilleures pharmacies ne sont pas à l'abri de produire un jour ou l'autre un lot douloureux. Ceci ne s'explique actuellement par aucune raison objective évidente, la seule explication étant que "cela peut arriver ici ou là". Avec avoir prescrit plus de 50 000 injections, je n'ai l'expérience que de deux lots douloureux. Pour autant que je sache, si cela arrive, la pharmacie remplacera vos seringues par un nouveau lot préalablement testé. Mes dernières instructions d'injection indiquent comment éviter que cela ne se produise.


On peut observer une coloration rose des urines même dans le cas d'injections sous-cutanées ; cela peut signifier que le corps est déjà saturé en méthyle-B12 et que la méthyle-B12 s'accumule à des taux trop élevés potentiellement toxiques


Lorsque l'on injecte des solutions de méthyle-B12 de 25 mg/ml, en surface dans le tissu adipeux sous-cutané de la fesse selon les doses types recommandées, l'urine ne doit être ni rosée ni rouge. Dans 100 % des cas où j'ai pu être sollicité sur ce point, une fois les parents conseillés pour "roder" leur technique et éviter la jonction sous-cutanée/intramusculaire, la coloration rose des urines disparaissait. Seule exception, les enfants trop menus pour permettre d'éviter le muscle ou la limite sous-cutanée/intramusculaire.

L'urine rose résulte des facteurs suivants :

  • Facteur principal # 1 - le volume total [et non le dosage] de la "substance rouge" administrée, qu'il s'agisse d'une solution de 1 mg/ml ou 25 mg/ml;
  • Facteur principal #2 - la vitesse relative de pénétration du volume total de substance rouge dans le flux sanguin, beaucoup plus rapide lorsque l'injection est pratiquée par voie intramusculaire ou près de la limite sous-cutanée/intramusculaire ;
  • Facteur secondaire #1 - la vitesse de filtrage du flux sanguin nécessaire pour évacuer la coloration rouge ;
  • Facteur secondaire #2 - le moment de l'injection. Les injections pratiquées la nuit par voie intramusculaire, les injections proches de la limite sous-cutanée/intramusculaire, les injections plus concentrées ou à des volumes plus élevés afin d'obtenir le même dosage ou des résultats supérieurs à ceux des dosages types, ainsi que les injections pratiquées à partir de solutions moins concentrées, se diffusent relativement vite dans le flux sanguin et passent dans l'urine. L'urine nocturne étant plus concentrée, quelle que soit la couleur de la substance filtrée, quelle soit jaune ou rouge, elle semblera plus sombre dans les échantillons d'urine du matin.

Il est important de noter que l'urine rosée/rouge ne vient pas d'une accumulation de méthyle-B12 atteignant un niveau suffisant qui viendrait à "déborder". Elle ne témoigne pas non plus d'une toxicité graduelle, car les doses de B12 [si elles sont conformes aux dosages recommandés classiques] demeurent inférieures aux doses utilisées en toute sécurité depuis des années, par exemple auprès de patients atteints d'anémie chronique. Elle n'est pas non plus liée à l'atome de cobalt, car ce dernier est inactif lorsqu'il est "contenu" dans la structure annulaire, et ne saurait donc s'accumuler dans les tissus et colorer l'urine en rose ou en rouge.


L'aiguille peut toucher le nerf sciatique lorsque les injections sont pratiquées dans la fesse


Pour être clair, cela ne peut tout simplement pas se produire lorsque l'on suit le protocole que je préconise ! En appliquant une règle de trigonométrie simple, l'un des professionnels dont je suis l'enfant m'a communiqué les calculs suivants pour une aiguille BD #328438 telle qu'utilisée dans le cadre de mon protocole :

  • a) Les injections pratiquées à un angle de 30 degrés donnent une longueur d'aiguille effective d'environ 4 mm ;
  • b) les injections pratiquées à un angle de 20 degrés donnent une longueur d'aiguille effective d'environ 2,7 mm ;
  • c) les injections pratiquées à un angle de 10 degrés donnent une longueur d'aiguille effective d'environ 1,4 mm. Aucun mammifère, même le plus petit, n'a de nerf sciatique aussi proche de la peau, et comme nous traitons des enfants beaucoup plus grands que les plus petits mammifères, il est tout simplement impossible de toucher le nerf sciatique avec une seringue à insuline BD #328438 3/10 munie d'une aiguille de 8 mm, de gabarit 31 !

Il est préférable de pincer la fesse lors de l'injection par voie sous-cutanée


Les professionnels suggèrent souvent aux parents de "pincer la fesse" lors de l'injection sous-cutanée. Malheureusement pour les petits enfants, l'effet de tension qui s'ensuit entraîne, outre le tissu adipeux sous-cutané, un "morceau de muscle" tout aussi susceptible, si ce n'est plus, de recevoir la méthyle-B12 dont on pense alors à tort qu'elle aura été injectée dans le tissu sous-cutané. Aussi, ne pincez jamais la fesse. Au contraire, restez autant en surface que possible, de préférence juste sous la peau, afin de permettre à la méthyle-B12 de se diffuser correctement dans le tissu sous-cutané.


Protocole du Dr. Neubrander

  • 1. Une dose totale de 64,5 mcg/kg tous les trois jours pour environ 85% des enfants.
  • 2. Une concentration de 25 mg/ml de méthyle-B12 afin de limiter au maximum la zone de dispersion et obtenir ainsi un taux de diffusion lent et uniforme.
  • 3. L'injection dans le tissu adipeux de la fesse, moins vasculaire, pour une diffusion lente.
  • 4. L'injection en surface, "à l'horizontale plutôt qu'à la verticale", dans le tissu sous-cutané, loin de la jonction sous-cutanée/intramusculaire ou du muscle et sans "pincer la fesse".
  • 5. Pendant les cinq premières semaines du protocole, aucune modification de la prise en charge. Cette période de cinq semaines peut commencer au début de la prise en charge globale de l'enfant ou plus tard, selon l'avis du praticien. Toutefois, le "compte à rebours sans changement" de cinq semaines commence dès le début du protocole de méthyle-B12. Bien sûr, si l'enfant devient malade et a besoin d'un traitement classique, il faut l'entreprendre.
  • 6. Evaluation de la réponse clinique au moyen de la Grille d'évaluation parentale, outil spécifique actuellement le plus sensible pour évaluer les effets de la méthyle-B12. Cette étape ne doit pas être court-circuitée pendant au moins les cinq premières semaines d'essai clinique. Il convient ensuite de continuer de la remplir pendant au moins les deux cycles de mise au point suivants, car la partie Courrier annexe de l'exercice permet aux parents de continuer d'observer des changements subtils qu'ils ne remarqueraient sinon probablement pas.
  • 7. Les parents doivent comprendre, et il faut le leur rappeler en permanence, que ce n'est pas tant l'intensité des effets observés que leur nombre qui permet d'envisager si l'enfant répondra légèrement, moyennement, ou de manière significative au traitement au cours des 1 an ½ à 2 ans ½ suivants.
  • 8. Les parents doivent apprendre à discerner de manière judicieuse les effets secondaires tolérables des effets intolérables. Si les effets secondaires demeurent tolérables, même si parfois pénibles, il convient de poursuivre le traitement sans modifier les doses et de comprendre que ces effets secondaires diminueront ou disparaîtront généralement en l'espace de deux à six mois. Les parents doivent apprendre à distinguer clairement les effets tolérables des effets intolérables afin d'interrompre le traitement si un réel effet intolérable se produit. Sinon, le traitement doit demeurer inchangé.
  • 9. Lorsqu'il s'avère qu'un enfant répond au traitement, les parents doivent être conscients, et il faut le leur rappeler fréquemment, qu'il s'agit là d'un processus lent qui s'inscrit dans le temps. Ils doivent également savoir que ce n'est pas parce qu'ils ne voient plus de changement évident comme au cours des cinq à quinze premières semaines, que l'enfant n'a plus besoin du traitement. Je conseille actuellement au moins 18 à 24 mois de traitement.
  • 10. Les parents doivent également savoir que, de mon expérience, de nombreux enfants si ce n'est la plupart, connaissent une forme de régression ou cessent de progresser à la même vitesse si les injections sont interrompues.
  • 11. L'acide folinique peut être ajouté à l'issue des cinq premières semaines d'essai clinique, mais pas en même temps que la méthyle-B12. Il doit être ajouté seul, à faibles doses que l'on incrémentera progressivement afin de voir comment il est toléré. De mon expérience, environ 20 % des enfants deviennent hyperactifs ou présentent des troubles du sommeil lorsque l'on ajoute de l'acide folinique.
  • 12. Le glutathion liposomal peut être essayé afin d'améliorer la partie glutathion de la méthyle-B12. A l'instar de tous les éléments qui jouent un rôle dans la voie biochimique de recyclage de l'homocystéine, chaque ajout doit être fait isolément et observé pendant une certaine période sans autre modification du traitement de l'enfant.
  • 13. La TMG ne figure pas dans le protocole initial, et ne doit être ajoutée que si l'augmentation des doses de méthyle-B12 échoue, si les effets secondaires s'avèrent "intolérables" aux vues des définitions données plus haut, ou si la méthyle-B12 n'apporte aucune amélioration significative.
  • 14. La SAMe et la méthionine ne doivent être ajoutées qu'une fois l'effet maximal ou l'échec de la méthyle-B12 déterminé. Si ces acides aminés sont alors ajoutés, ils doivent être démarrés à des doses faibles, augmentées de manière incrémentielle, sans autre modification du traitement afin de permettre aux parents de surveiller soigneusement les résultats de cet essai clinique.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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