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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 19:14
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/un-projet-de-loi-sur-la-maladie-de-lyme-soutenu-par-70-deputes-ete-rejete?ku=CABwAwaB-CEzC-y9D9-65w7-99E6a8yCzAwa#utm_source=lequotidiendumedecin&utm_medium=email&utm_campaign=news_derniere_heure_qdm Un projet de loi sur la maladie de Lyme soutenu par 70 députés a été rejeté Le projet de loi sur la maladie de Lyme présenté le 5 février par près de 70 députés de l’opposition a été « renvoyé en commission », avant même son examen par l’Assemblée nationale. Face aux controverses actuelles autour de l’efficacité de la prise en charge de la maladie de Lyme et la fiabilité des tests diagnostics autorisés en France, un groupe de 70 députés de l’opposition a décidé de déposer une proposition de loi (PPL) visant notamment à instaurer un plan national sur 5 ans. Présentée le 5 février à l’Assemblée nationale, elle été aussitôt renvoyée en commission avant d’avoir pu être exposée et ne fera donc, pour l’heure, l’objet d’aucun débat. Remise en cause des tests pour le diagnostic Pour François Vannson, député des Vosges et rapporteur du projet de loi, il s’agit pourtant d’ « un problème de santé publique dont les politiques doivent s’emparer et à propos duquel ils doivent légiférer ». Le maintien du statu quo autour des mesures sanitaires mises en place pour diagnostiquer et traiter la borréliose de Lyme a pourtant été critiqué par un rapport du HCSP signé le 28 mars 2014 et dont n’a pas manqué de se faire l’écho l’association de patients « Lyme sans frontières ». On peut notamment y lire une critique des tests séro-diagnostiques préconisés actuellement par la conférence de consensus de 2006, une prise en compte de la chronicité de la maladie et une prise de conscience de la formation très insuffisantes du corps médical concernant cette pathologie complexe et évolutive qui, en l’absence de traitement précoce, peut conduire à des handicaps physiques et mentaux sévères. Le spectre d’un nouveau scandale sanitaire Pour le Pr Christian Perronne, chef de service du service des maladies infectieuses et tropicales à Garches et président de la commission des maladies transmissibles au HCSP, « le test Elisa actuellement cautionné par les autorités sanitaires pour déterminer une infection par la borréliose de Lyme et autoriser une confirmation par un test Western-Blot n’est pas fiable (…) Il a été étalonné à partir de prélèvements sanguins effectués sur des malades en bonne santé et à condition qu’il n’y ait jamais plus de 5 % de résultats positifs ». Résultat : « En France, la maladie de Lyme est sous-diagnostiquée et sa prévalence sous-évaluée depuis des dizaines d’années, avec des conséquences terribles pour les patients. Des gens meurent faute de traitement et certains à qui l’on a nié le diagnostic sont placés en psychiatrie ou se suicident », explique le praticien. Aux côtés d’autres praticiens comme le Dr François Lallemand et de l’association Lyme sans frontières, il dénonce ce qu’il craint être en passe de devenir « un scandale de santé publique ». Le gouvernement promet de saisir les acteurs de la recherche Une menace que les députés signataires du projet de loi disent vouloir éviter en préconisant la mise en place de mesure d’amélioration de la connaissance du nombre, des besoins et des modalités de prise en charge des personnes atteintes de la maladie de Lyme, ainsi qu’en promouvant une meilleure formation des intervenants. La majorité parlementaire ayant décidé du rejet de ce texte avant examen, on attend désormais la réaction de Lyme sans frontières qui ne cesse de réclamer une révision du Consensus de 2006 et « la levée du harcèlement administratif dont sont victimes les médecins qui soignent la maladie Lyme en dehors des recommandations ». Le gouvernement s’est toutefois engagé, par l’intermédiaire de Laurence Rossignol, la secrétaire d’État chargée de la Famille, des personnes âgées et de l’autonomie à « saisir les acteurs de la recherche » sur cette pathologie avant l’été. Benoît Thelliez

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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commentaires

cause de la mauvaise haleine 25/02/2015 09:55

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caseum mauvaise haleine 25/02/2015 09:55

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CHRISTOPHE 09/02/2015 19:58

Cela fait maintenant 20 ans que je me bats pour cette cause.
J'ai lancé, depuis 2007, trois alertes à trois ministres de la santé successifs et exaspéré de n'avoir eu aucune réponse, j'ai fini par porter plainte pour non assistance à personnes en danger
contre les "experts"strasbourgeois, Bio-Mérieux (tests Elisa inefficients, L'AFSSAPS et l'Ordre des médecins dès oct-Nov 20011, plainte restée sans suite une fois de plus. Qui portera la
responsabilité des plus de 50 000 nouveaux cas par an alors que l'incidence de cette maladie pernicieuse progresse du fait
- du manque de formation du corps médical du terrain pour diagnostiquer cette maladie
- de l'inefficience du test Elisa pour rendre compte des souches européennes de Borrelia, comme afzelii, garinii, spielmani, ,valaisiani, lusitaniae, etc
- de la thèse erronnée de la conférence de consensus Lyme de décembre 2006 qui s'impose au corps médical en France, un simple copié-collé de la thèse de l'IDSA (Infectious Diseases Society of
America) dont tous les membres ont été confondus devant les tribunaux américains pour conflits d'intérêt avec l'industrie pharmaceutique et les caisses d'assurance maladie,, pour falsifications
d'études scientifiques, omission d'études n'&allant pas dans leur sens; etc alors qu'actuellement la thèse de l'ILADS (International Lyme and Associated Diseases Society) se confirme toujours
plus.
Cette maladie est en train de dépaser l'incidence du SIDA du fait
- de la transmission par d'autres vecteurs que les tiques
- des modes de transmission occultés par les experts, par exemple transmission de la mère à l'enfant via le placenta et l'allaitement (publié), de la transmission par transfusions sanguines (env. 1
million par an en France), de la forte probabilité de transmission par voie sexuelle (borrélies "actives" vues dans le sperme, les glaires vaginales, les urines et même frottis de gorge,et
peut-être même transmission par voie alimentaire (viandes, surtout de gibier, insuffisamment cuites, laitages-fromages)
Qui portera la responsabilité de tous les nouveaux cas futurs parce que l'on n'a pas réagi à temps? les "experts" seuls écoutés, les politiques qui ne se réfèrent qu'aux seuls "experts" en place et
qui maintiennent la thèse de la conférence de consensus de 2006, totalement désuète depuis le départ?
A méditer...
B. CHRISTOPHE, lanceur d'alerte...