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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 10:55

Maladie de Lyme : jeux de hasard avec l’ELISA

5. juin 2013

 

Dans les cabinets et les laboratoires, une guerre particulière fait rage. 

 

Année après année, des tiques transmettent Borrelia burgdorferi à 200 000 personnes, il n’y a pas de vaccin. 

 

Les tests ont des défauts plus ou moins importants - et ainsi beaucoup d’infections passent inaperçues pendant des années.

 

Son et lumière : les 10 et 11 mai, les chutes du Niagara et la Tour CN brilleront de manière inaccoutumée, des actions sont aussi prévues á Berlin. 

 

Derrière tout cela ne se cache pas une action artistique – plutôt des patients à travers le monde qui essaient de faire réagir les médecins et les politiciens sur la maladie de Lyme

L’activisme peut paraître surprenant, mais il a un fond sérieux. 

 

La détection à temps des infections sans complication peut ainsi permettre de les traiter avec des antibiotiques. 

 

Sans traitement adéquat, cela conduit souvent à de la fatigue, des douleurs articulaires et musculaires, et des déficits cognitifs. 

 

Après ce stade, le système nerveux central et périphérique souffre encore plus (neuroborréliose).

Mythes et idées fausses

 

La maladie commence après une morsure de tique par une infection locale, avec une éruption cutanée (érythème migrant), et des symptômes ressemblant à la grippe et parfois à des maladies gastro-intestinales. John J. Halperin, Phillip Baker et Gary P. Wormser critiquèrent dans un article de revue le fait que les médecins mettent trop en avant le problème de peau dans à leur diagnostic. 

 

Le fait est que jusqu’à 50 pour cent des patients ne développent pas la rougeur. 

 

Dans les analyses de sang, on peut observer des anticorps – mais cela peut prendre plusieurs semaines. 

 

Si, après la fin du traitement, l’érythème migrant apparaît à nouveau, les patients risquent une rechute. 

 

Récemment, les scientifiques montrèrent par analyse génétique qu’il s’agit d’une nouvelle infection par Borrelia – totalement indépendante de la première déjà en cours de traitement.

Beaucoup de mal avec les anticorps

 

En cas de suspicion, des laboratoires spécialisés analysent les échantillons de sang par l’Enzyme Linked Immunosorbent Assays (ELISA). 

La méthode présente plusieurs inconvénients : la sensibilité, la spécificité et la normalisation ne répondent pas aux attentes des médecins.

 

Selon le Dr Armin Schwarzbach du Borreliose Centrum Augsburg, jusqu’à 70 pour cent de tous les tests ELISA restent négatifs malgré l’infection. 

 

« Le problème est que dans les tests ELISA, trop peu d’antigènes et de lysats recombinants sont utilisés, donnant des mélanges faux ou incomplets. 

 

Nous savons maintenant qu’il y a beaucoup de nouvelles sous-espèces de Borrelia », dit Schwarzbach. 

Le problème est la variabilité antigénique et la variance des sous-espèces individuelles. 

Pour la Russie, le Japon, l’Australie et l’Europe, différentes méthodes de détection seraient nécessaires. 

Actuellement, il y a environ 30 tests ELISA différents sur le marché – avec des antigènes différents.

 

Tique
pastedGraphic.pdf Stud.med.dent. Sascha Alexander Bröse

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Published by Chronimed
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commentaires

sautif 15/06/2013 09:55

Très intéressant. Je pense avoir une maladie de lyme. Mon généraliste après un test sanguin le conteste.
Qui dois-je voir pour m'assurer que j'ai bien cette maladie?
Et qui pourrait me soigner correctement.

Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED 13/12/2014 20:25



Le recours est une recherche en PCR mais l'essentiel est le diagnostique clinique


Par ailleurs la législation ne permet pas de publier des listes de praticiens


Adressez vous éventuellement au Pr Montagnier à l'Unesco 1 Rue Miollis à Paris


Bien à vous