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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 08:17
Le test HPV dépiste plus de lésions précancéreuses que le frottis De précédents travaux ont montré que la recherche d'une infection à papillomavirus (HPV) par la recherche de l'ADN viral permettait de dépister plus de lésions cervicales pré-invasives que la cytologie. Un nouvel essai randomisé a été publié récemment, réalisé par une équipe finlandaise et incluant 2 cohortes de plus de 100 000 patientes. Elles bénéficiaient d'un dépistage par HPV test en première intention et cytologie en cas de positivité, ou par cytologie seule. Le suivi durera le temps d'un « round » de dépistage, soit 5 ans dans cette étude. Pendant la durée du suivi, 1 010 lésions précancéreuses ou cancéreuses ont été dépistées dans le groupe bénéficiant du HPV test en première intention, et 701 dans le groupe cytologie. Pour les lésions CIN 1, le hazard ratio est de 1,53 (intervalle de confiance à 95 % de 1,33 à 1,78). Il est de 1,54 (1,33 à 1,78) pour les CIN 2, 1,32 (1,09 à 1,59) pour les CIN 3 ou les adénocarcinomes in situ (AIS), et enfin, de 0,81 (0,48 à 1,37) pour les cancers cervicaux. Le taux cumulé de détection est de 0,0057 chez les 25-34 ans dépistées par le test HPV et de 0,0046 pour le sous-groupe du même âge dépisté par cytologie classique. Pour les patientes de 35 ans et plus, ces taux cumulés sont de 0,0022 et de 0,0017 respectivement. Le HPV test confirme donc de meilleures performances que le frottis classique en première intention pour le dépistage des lésions cervicales précancéreuses. Les auteurs nuancent toutefois cette affirmation. Ils déplorent en effet de nombreux dépistages « opportunistes », réalisés avant le délai des 5 ans prévus par le protocole. Car malgré la mise en place d'un dépistage organisé, seulement un tiers des CIN diagnostiqués en Finlande le sont par ce programme national, les autres étant la conséquence de dépistages « opportunistes ». Les auteurs estiment qu'avant de remplacer le frottis par un test HPV pour le dépistage organisé, il sera nécessaire de réduire l'incidence de ces dépistages opportunistes qui augmentent les coûts, notamment chez les jeunes femmes chez qui les dysplasies moyennes sont fréquentes et le plus souvent spontanément résolutives. Le test HPV permettant de diagnostiquer des lésions à un stade plus précoce, augmente aussi la détection de lésions à moindre risque de progression. De nouvelles stratégies pourraient sans doute être envisagées et validées pour la prise en charge des lésions ainsi dépistées. Par exemple, au lieu de traiter immédiatement les CIN 2, il serait peut-être possible d'en assurer la surveillance. Leinonen M.K. et coll. : Detection rates of precancerous and cancerous cervical lesions within one screening round of primary human papillomavirus DNA testing: prospective randomised trial in Finland. BMJ 2012;345:e7789 doi: 10.1136/bmj.e7789 http://www.bmj.com/content/345/bmj.e7789.pdf%2Bhtml 10/12/12 (JIM) Dr Roseline Péluchon

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Published by Chronimed - dans Infections froides
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