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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 07:29
APA22 oct 2014 Si le rythme de la flore intestinale est régulièrement perturbé, le métabolisme peut s'en ressentir. Une prise de poids et des maladies métaboliques peuvent en résulter. C'est la découverte réalisée par des chercheurs israéliens de l'Institut Weizmann des Sciences à Rehovot. L'étude, qui pourrait fournir des approches en matière de prévention, a été présentée dans la revue « Cell ». Les scientifiques, sous la direction de Christoph Thaiss, ont commencé par examiner comment évolue la composition de la flore intestinale d'une souris au cours de la journée. Ils ont observé que la fréquence des différents types de bactéries augmente et diminue au cours de la journée. En outre, des fonctions spécifiques de la flore intestinale évoluent de manière rythmique. Chez les rongeurs nocturnes, les voies métaboliques qui sont associées à l'équilibre énergétique de l'organisme, la métabolisation des aliments ou la croissance, prédominent pendant la phase d'obscurité. Au cours de la phase diurne, la désintoxication est prédominante. L'horloge circadienne des bactéries est également synchronisée avec les heures de prise de nourriture. Si les chercheurs modifiaient l'heure à laquelle les souris étaient nourries, ainsi que l'alternance de lumière et d'obscurité, la flore intestinale était perturbée. Dans ces conditions, les aliments gras conduisaient à l'obésité et l'intolérance au glucose. Ce n'était pas le cas chez les souris qui suivaient leur rythme circadien normal. Quand les scientifiques ont transféré la microbiote intestinale de souris « en décalage horaire » à des souris sans flore intestinale, ces dernières ont également pris du poids et de la graisse corporelle, et leur glycémie a aussi augmenté. Cependant, la flore intestinale n'a pas provoqué ce phénomène dans le groupe d'animaux témoins. Par la suite, les chercheurs ont également montré que la flore intestinale chez l'homme sous-tend des fluctuations rythmiques et que le décalage horaire modifie également sa composition. Des souris qui avaient reçu la flore intestinale de ces animaux d'étude ont pris du poids et leur glycémie a augmenté. Les résultats doivent être considérés comme préliminaires, précisent les scientifiques. Mais ils indiquent que les perturbations de l'horloge circadienne chez l'homme changent la composition de la flore bactérienne, ce qui, à son tour, peut entraîner des problèmes métaboliques.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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