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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:19
Certaines études suggèrent que de bonnes habitudes alimentaires ont un effet bénéfique sur les pathologies métaboliques même sans perte de poids associée. Le régime méditerranéen, paradigme du « bien manger », est clairement associé à une amélioration du profil métabolique mais le plus souvent dans le cadre d'un régime hypocalorique (études interventionnelles). Ses bénéfices restent-ils vraiment significatifs sans une perte de poids en parallèle ? L'objectif de cette étude interventionnelle non contrôlée est donc d'évaluer l'effet métabolique d'un régime méditerranéen isocalorique chez des personnes obèses ou en surpoids. Soixante-neuf sujets présentant un syndrome métabolique (non traité) ont été inclus dans l'étude. Ils ont été divisés en 2 groupes en fonction de leur obésité abdominale (groupe 1 : tour de taille >102 cm chez les hommes et 88 cm chez les femmes ; groupe 2 : tour de taille entre 102 et 94 cm chez les hommes et entre 88 et 80 cm chez les femmes) puis soumis à un régime méditerranéen isocalorique pendant 1 mois. Les repas (environ 2 500 Kcal/j) étaient entièrement préparés et fournis aux participants par l'unité de recherche. L'objectif primaire était d'évaluer les modifications de certaines variables métaboliques avant et après le régime dans chaque groupe. Les données ont été ajustées à la faible mais significative perte de poids enregistrée après l'intervention (-0,9 ± 1,2 kg). Le régime méditerranéen a permis une baisse significative du cholestérol total (-8 %) , du LDLc (-9 %), du rapport LDLc/HDLc (-6,5 %), de l'ApoB (-9 %), de la pression artérielle systolique (-3 %) et diastolique( -4 %) . Cette baisse est similaire dans les 2 groupes. Par contre les variables de l'homéostasie glucidique n'ont pas varié. Selon les auteurs l'adoption d'un régime méditerranéen isocalorique permet une modeste amélioration du profil métabolique indépendamment de l'état de l'obésité abdominale. Il est clair que ces bénéfices métaboliques sont très modestes comparés à ceux bien plus spectaculaires des régimes hypocaloriques même déséquilibrés (type hyperprotéiné). Cette étude de faible niveau a le mérite de soulever la question suivante : vaut-il mieux manger « équilibré » et rester obèse ou bien manger plutôt « déséquilibré » et maigrir ? Le débat reste ouvert. Alexandra B et coll. : The Impact of Abdominal Obesity Status on Cardiovascular Response to the Mediterranean Diet. J Obesity, 2012. doi:10.1155/2012/969124 30/10/12 (JIM) Dr Rodi Courie

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Published by Chronimed - dans Nutrition
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