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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:23

 

S’il fallait un argument supplémentaire pour convaincre les pharmaciens de la nécessité de diversifier les sources de recettes des officines, afin qu’elles ne dépendent plus exclusivement du volume de vente des médicaments, l’analyse du marché pharmaceutique français et mondial récemment proposée par le cabinet de conseil IMS Health leurs en fournirait légion. 

 

L’évolution de ce marché se caractérise en effet par un accroissement constant de la part prise par les pays émergents et par voie de conséquence par un recul de celle de l’Amérique du Nord et de l’Europe. 

 

Ainsi, entre 2011 et 2015, « la contribution des trois premiers marchés émergents à la croissance globale » du secteur devrait être selon IMS Health de 63,4 %, contre 37,2 % entre 2006 et 2010. 

La contribution du marché américain à la croissance sera quant à elle restreinte à 15,2 % (contre 25,4 % ces dernières années) et « celle des cinq premiers marchés européens » ne dépassera pas 3 %.

 

Un phénomène inédit en France mais pas unique en Europe

Quand les pays émergents devraient continuer de connaître une croissance à deux chiffres, celle-ci devrait osciller entre 1 et 4 % entre 2011 et 2015 sur le marché américain et les autres pays développés. 

Dans certains de ces derniers états, une période de récession est même certainement à prévoir et notamment en France. 

IMS Health table en effet sur une entrée en récession du marché pharmaceutique français dès cette année, à hauteur de moins 1 à moins 2 %. 

Cette situation s’explique par la conjonction de plusieurs éléments : un effort supplémentaire demandé aux praticiens pour qu’ils restreignent certaines prescriptions, des baisses de prix et des déremboursements (alors que le marché français est très fortement dépendant « du prescrit remboursé »). 

S’il s’agit en France d’un phénomène « inédit » remarque le professeur d’économie à l’université Paris Dauphine et consultant IMS Health France, Claude Le Pen, il n’est pas unique en Europe. 

 

« Tous les marchés européens sont touchés mais avec des calendriers différents. Ainsi, l’Allemagne a eu une politique de baisse de prix un peu antérieure à la notre » observe-t-il.

 

 

Léa Crébat Publié le 24/05/2012

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Published by Chronimed - dans Concept
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