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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 18:13

Siess MH 1, Bergès R 1, Chaumontet C 2, Guyonnet D 1, Haber D 1, Le Bon AM 1, Belloir C 1, Pinnert MF 1

1 UMR de toxicologie alimentaire, INRA, 17, rue Sully, 21065 Dijon Cedex. 
2 Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire, INRA, 78352 Jouy-en-Josas Cedex.


Plusieurs enquêtes épidémiologiques mettent en évidence le rôle protecteur de la consommation d'ail sur l'incidence de cancers, notamment des cancers digestifs.

Les composés aromatiques soufrés présents dans l'ail seraient susceptibles de participer à cette action protectrice.

Chez l'animal, nous avons démontré que le disulfure de diallyle, composé aromatique issu de l'ail, présente des propriétés anticancérogènes remarquables.

Il prévient le développement de deux phases précoces de la cancérogenèse : l'initiation et la promotion.

Cet effet a été mis en évidence sur un modèle d'hépatocancérogenèse initié soit par une nitrosamine, soit par l'aflatoxine B1.

L'activité anti-initiatrice résulte d'une diminution de l'activation de procancérogènes et/ou d'une augmentation de leur détoxication, ce qui in fine réduit leur génotoxicité.

L'effet antipromoteur est à mettre en relation avec la propriété du DADS à contrecarrer l'effet d'un promoteur de tumeur (butylhydroxytoluène) sur la communication intercellulaire et à inhiber la prolifération de cellules épithéliales de foie de rat nouveau-nés.

Ces résultats incitent à la réalisation études d'intervention chez l'homme permettent d'expliciter le rôle préventif de la consommation d'ail vis-à-vis de cancers.

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Published by Chronimed
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