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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:31
18% des citoyens chiliens consomment de l’alcool, en général une ou deux fois à la semaine et en grande quantité. Mais des experts de l’Université du Chili de Santiago ont développé un vaccin contre l’alcoolisme qui sera tester en novembre, rapporte le journal La Tercera. Il s’agit d’une première au niveau mondial. Le vaccin consiste à injecter chez le patient un gène qui accroît les malaises physiques chaque fois que le patient boit de l’alcool. Une dose de ce vaccin sera effective pendant un an. Le gène injecté fait en sorte que les enzymes du foie cessent de fonctionner, ce qui empêche la dégradation de l’alcool par celui-ci. Par conséquent, le buveur, même avec une quantité infime d’alcool, sera amené à ressentir tous les effets néfastes de l’alcool et ce, de manière extrêmement prononcée (rougeur au visage, nausées, maux de tête, sueur intense, palpitations, etc.). Le docteur Juan Asenjo, directeur de l’Institut de Dynamique Cellulaire et de Biotechnologie de l'Université du Chili, affirme qu’avec ce vaccin, les effets désagréables seront tellement forts que les personnes n’auront plus envie de boire pendant une période de six à un an. Pour obtenir cet effet de rejet de l’alcool de la part des patients, les scientifiques chiliens ont développé un vaccin qui utilise une thérapie génique. Ils se sont rendu compte qu’il existait chez 20% de la population asiatique, une mutation génétique qui bloque la dégradation de l’alcool dans le foie et qui rend les sujets intolérants à l’alcool. Par la suite, les chercheurs ont isolé le gène particulier et l’ont incorporé dans un virus modifié et inoffensif. Le virus pourvu du gène se dirige ensuite vers le foie et y bloquer l’enzyme éliminant l’alcool, ce qui fait en sorte que le patient ressent tous les symptômes désagréables de l’alcool. Actuellement, il existe au Chili un médicament le Disulfiram qui fonctionne de la même façon amis qui doit être pris quotidiennement, explique La Tercera. En février, des tests précliniques seront réalisés chez des souris pour étudier la toxicité et les effets secondaires. Les doses provenant du Canada ont été testées au préalable chez des rats. 50% d’entre eux ont montré une intolérance à l’alcool. En novembre, le vaccin sera testé sur un groupe de 20 Chiliens sains mais qui présentent un certain degré de dépendance à l’alcool. Le docteur Asenjo s'est montré confiant et estime que l'impact de ces tests sera mondial. par Arnaud Lefebvre 31 janv. 2013

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Published by Chronimed
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commentaires

mutuelle famille 06/02/2013 12:15

Bonjour,
L'alcoolisme est une addiction et non une microbe dont on doit en chercher l'anti corps. Certes cela peut marcher mais dans un sens où la personne soit vraiment alcoolique.