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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 13:09

Le chien qui détecte les enfants angoissés… à l'odeur

 

Pour prévenir les crises d'angoisse d'enfants autistes, une école américaine spécialisée a engagé un chien ayant subi un dressage spécial.

On connaissait le chien d'aveugle, le chien assistant pour personnes handicapées, le chien psy pour enfants malades ou pour retraités, le chien détecteur de cancer, voilà le spécialiste du stress!

L'école Calais de Whippany dans le New Jersey aux États-Unis travaille en effet depuis un an et demi avec un chien exercé à reconnaître l'odeur d'une hormone du stress, le cortisol, libérée par le cerveau et qui se retrouve dans l'haleine. Une mission assurée par Cali, un Rhodesian ridgeback au poil ras et à l'air sympathique.

Chaque jour, il accueille les 85 enfants de l'école habitués à sa présence et les sent à distance au moment où ils entrent dans l'établissement.

Un objectif à cela: savoir s'ils sont stressés, angoissés ou encore nerveux. Il faut dire que l'école Calais n'est pas une école comme les autres.

Elle encadre des enfants hyperactifs, présentant des troubles de l'attention, de l'apprentissage ou d'autres problèmes psychiques d'ordre émotionnel ou comportemental comme l'autisme.

«Certains enfants ont un comportement agressif et violent, sont difficiles à contrôler. Le fait de détecter une angoisse particulière le matin et d'apaiser l'élève permet de passer ensuite une journée normale. Autrement, il peut perturber tout le déroulement de la classe», explique Janice Wolfe, directrice du centre Merlin's kids où Cali a été dressé.

Un odorat inouï

Elle a elle-même participé à la formation de ce détective du stress comme à celle de bien d'autres chiens destinés à d'autres fonctions ; dépistage du cancer ou du diabète par l'odeur, accompagnement de personnes handicapées ou encore d'enfants présentant des problèmes psychiques.

Elle ne dévoile rien de ses méthodes mais se vante de proposer des animaux aux compétences exceptionnelles. «Les chiens apprennent à reconnaître des odeurs avec une fiabilité extrême grâce à leurs qualités olfactives inouïes.

Cali peut par exemple identifier une personne stressée à travers une pièce, voire même à travers l'école, un peu comme quand vous repérez à distance une personne qui vient de fumer, illustre-t-elle.

Et quand il signale un enfant en le regardant et en pointant sa truffe vers lui, vous pouvez être sûr à 100 % qu'il a détecté un taux anormal de cortisol. Cela ne fait absolument aucun doute».

Ce petit exploit demande environ un an d'entraînement, le temps d'éduquer le chien à l'odeur spécifique, de lui apprendre à réagir de façon adaptée et de permettre à son dresseur de le comprendre et le connaître.

Six crises évitées par jour

Les services de Cali permettent ainsi de détecter plusieurs enfants par jour qui n'arrivent pas sereins en classe.

Quand c'est le cas, la personne qui accompagne quotidiennement Cali et a participé à son dressage, Casey Butler, s'entretient en privé avec l'enfant en présence du chien pour discuter et le rassurer. Casey Butler est spécialiste en thérapie animalière mais également professeur d'école. «C'est simple, avant Cali, les enseignants affrontaient plusieurs crises par jour qui pouvaient durer deux trois heures. Un mois après son arrivée, le rythme est passé à deux ou trois crises par semaine, qui durent plutôt un quart d'heure», détaille Janice Wolfe.

«Les résultats ont dépassé nos espérances, avec en moyenne six crises évitées par jour», confirme David Leitner, le directeur de l'école.

D'autant que les compétences de Cali ne s'arrêtent pas là. «Ce chien est utilisé à temps plein dans un programme de thérapie animalière plus global, pour aider les enfants à s'exprimer, à faire certaines tâches, pour les inciter à lire, les socialiser, les motiver ou encore, réduire l'anxiété», décrit David Leitner.

Les atouts de cet accompagnement canin ont incité l'école à «embaucher» un second chien dont la formation vient de s'achever à Merlin's kids. Cleo, un beagle, vient de rejoindre l'équipe d'encadrement pour apporter cette fois des compétences d'orthophoniste et d'ergothérapeute.

Il devra aider les enfants à effectuer des gestes précis et à progresser en lecture. À ce rythme-là, ce sont les professeurs qui ont du souci à se faire pour leur place…

 

Par Aude Rambaud - le 07/11/2014 lefigaro.fr

 

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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commentaires

JEAN-LOUIS BELLIARD 10/11/2014 13:45

Bonjour Jean Pierre

Je te transmets cette étude sur les oméga3 et la dépression chez les jeunes sur une cohorte de 400 sujets .

Early Interv Psychiatry. 2014 Aug 13. doi: 10.1111/eip.12166. [Epub ahead of print]
Youth depression alleviation: the Fish Oil Youth Depression Study (YoDA-F): A randomized, double-blind, placebo-controlled treatment trial.
Rice SM1, Hickie IB, Yung AR, Mackinnon A, Berk M, Davey C, Hermens DF, Hetrick SE, Parker AG, Schäfer MR, McGorry PD, Amminger GP.
Author information

Abstract
AIM:
US authorities have recommended 'black-box' warnings for antidepressants because of the increased risk of suicidality for individuals up to age 25. There is thus a clinical and ethical imperative
to provide effective treatment for youth depression with an acceptable risk-benefit balance. Long-chain omega-3 polyunsaturated fatty acids (PUFAs) play an important role in a range of
physiological processes in living organisms. Supplementation with omega-3 PUFAs has been shown to have a range of beneficial effects on both physical and mental health, and results of previous
trials suggest that omega-3 PUFAs may be a safe and effective treatment for depression. However, conclusions from these trials have been limited by their relatively small sample sizes.

METHODS:
This trial will test the effectiveness of a 12-week parallel group, double-blind, randomized, placebo-controlled trial of 1.4 g day-1 omega-3 PUFAs in help seeking 15- to 25-year-olds (N = 400)
presenting with major depressive disorder. The primary hypothesis is that young people will show greater improvement of depressive symptoms after 12 weeks of treatment with omega-3 PUFAs plus
cognitive behavioural case management compared with treatment with placebo plus cognitive behavioural case management.

CONCLUSION:
Because of using a large sample, results from this study will provide the strongest evidence to date to inform the use of omega-3 PUFAs as first-line therapy in young people presenting with major
depressive disorder. The study also heralds an important step towards indicated prevention of persistent depression, which may reduce the burden, stigmatization, disability and economic
consequences of this disorder.

© 2014 Wiley Publishing Asia Pty Ltd.

KEYWORDS:

Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED 10/11/2014 20:54



Merci cher Jean Louis ... si tu passes dans le quartier allons prendre un café :) Vives amitiés JPL