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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:36
« des chercheurs canadiens ont montré dans une étude pilote que la stimulation cérébrale profonde pouvait donner des résultats positifs dans le traitement de l'anorexie ». l’étude « a porté sur un petit nombre de patientes résistantes aux autres formes de prise en charge, mais a fait l’objet d’une publication dans le Lancet. Avec des électrodes, les médecins ont ciblé et excité une zone du cerveau dont l’activité est anormale chez les anorexiques mais aussi chez les dépressifs ». « si les spécialistes n’ont pas déploré de décès, d’accident vasculaire grave ou d’infection, ils notent cependant qu’une patiente a été prise des convulsions durant l’intervention et d’attaque panique ». « Mais sur les six patientes, trois ont maintenu un indice de masse corporelle supérieur à celui du départ. Leur qualité de vie s’est également améliorée, en termes d’humeur ou d’anxiété ou de comportements obsessionnels compulsifs liés à cette maladie » des chercheurs, menés par le Dr Andres Lozano, neurochirurgien à l'université de Toronto, « ont testé pour la première fois les bénéfices de la stimulation cérébrale profonde sur des anorexiques. Quoique très invasif, le traitement montre des résultats intéressants ». les réactions de neurologues et de psychiatres, qui « restent cependant prudents face à ces résultats ». Le Pr Philippe Damier, neurologue au CHU de Nantes, remarque ainsi : « Il s'agit d'une étude très préliminaire. Même si la méthode était validée ultérieurement, ce type de thérapie resterait limité à des indications très particulières et donc à un nombre très restreint de patients ». De son côté, le Pr Ringuet, chef du service de psychiatrie de l'hôpital Paul-Brousse, déclare qu'« il n'y a à ce jour pas suffisamment d'éléments dans la littérature pour justifier d'implanter des patients sur la seule indication d'une anorexie mentale ». Le praticien note toutefois que « le risque lorsque l'anorexie se prolonge, c'est la mort. La stimulation cérébrale profonde pourrait alors être envisagée comme option thérapeutique mais uniquement pour éviter une issue fatale à un petit nombre de patients. Et si d'autres études de plus grande envergure confirmaient ces résultats canadiens ».

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Published by Chronimed
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