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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:02

Pour la première fois, la Listeria a été prise en flagrant délit d'effraction dans des cellules intestinales.

Pascale Cossart et son équipe de l'Institut Pasteur ont découvert comment elle crochète leur serrure in vivo pour entrer en force.

«C'est une bactérie très astucieuse, affirme la chercheuse. Elle peut s'adapter à différents types cellulaires et aller infecter plusieurs endroits du corps.»

La seule bactérie d'origine alimentaire à pouvoir traverser les «trois barrières», celles de l'intestin, du placenta ou du cerveau, et à provoquer gastro-entérites, fausses couches ou méningites chez les personnes affaiblies.

«Il existe d'autres bactéries responsables d'infections d'origine alimentaire, continue Pascale Cossart, comme la salmonelle, mais elles n'arrivent pas jusqu'au cerveau.»

Son truc?

Une molécule passe-partout, l'internaline, qu'elle présente comme une clé devant toutes les cellules munies d'une «serrure», l'e-cadhérine.

«Nous savions que l'interaction entre la molécule bactérienne et l'e-cadhérine lui permettait de passer in vitro dans des cellules intestinales en culture, précise-t-elle. Mais il était important de savoir si ce que l'on avait mis en évidence dans une boîte en plastique était une étape clé de l'infection.»

C'est bien le cas. Sans son sésame, la bactérie administrée par voie orale à des cobayes ne parvient pas à tuer les animaux.  

«L'internaline lui permet donc de traverser la barrière intestinale, affirme la chercheuse.

Prochaine étape? Découvrir comment la bactérie arrive au placenta et au cerveau et comment les méningites et les maladies infectieuses se mettent en place.»

Pour trouver de nouveaux traitements lorsque ces bactéries seront résistantes aux antibiotiques.

 

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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