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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 07:07
Helminthes pour traiter la maladie de Crohn But : Evaluer la tolérance et l’éventuelle efficacité d’un heminthe intestinal Tichuris suis (parasite du porc, non dans le traitement de la maladie de Crohn (MC) active. Matériel et méthodes :Vingt neuf patients avec une MC active définie par un CDAI ≥ 220 ont participé à cet essai ouvert. Tous les patients ont ingéré 2500 œufs vivants de T suis toutes les 3 semaines pendant 24 semaines. Une rémission était définie comme une diminution du CDAI au dessous de 150, une réponse clinique par une baisse du CDAI de 100. Résultats : A la 24ème semaine, 23/29 MC (79,3%) des MC avaient répondu, et 21/29 (72,4%) étaient en rémission. La baisse médiane du CDAI chez les répondeurs a été de 171 points. L’analyse à la 12ème semaine montre des résultats équivalent. Il n’a pas été observé d’effet secondaire. Conclusions : Pour les auteurs un traitement des maladie de Crohn active par T suis pourraient constituer une alternative d’autant que ce traitement est bien toléré. On note que les patients sous immunosuppresseurs (IS) ont eu un taux de réponse supérieur cela pourrait être lié soit à une action synergique des helminthes et des IS, soit au fait que les IS auraient favoriser l’infestation des helminthes. L’action des helminthes s’expliquerait par une atténuation de la réponse de type Th1, impliquée dans l’activité de la maladie de Crohn,. Les helminthes induiraient la production d’IL4 et d’IL12, cytokines impliquées dans les réactions de type Th2. Cette réponse de type Th2 inhiberait la production de cytokines Th1 et diminuerait la sévérité de la colite. Commentaire : L’intérêt de cet article est de rappeler la persistance d'inconnues sur les interactions entre les parasites et leur hôte. Il n’est pas certain qu’une réponse de type Th1 liée à l’infection par T suis soit suffisante pour expliquer les résultats étonnement positifs de cet essai. On peut également envisager une simple réponse anti-inflammatoire déclenchée par l’infection parasitaire. On peut également être étonné par l’absence d’effet secondaire et de mise en garde sur les risques possibles en cas d’infection du patient par Campylobacter jejuni par exemple (des septicémies ont été rapportées en cas de co-infection par Campylobacter jejuni et un helminthe). Dans tous les cas, ce travail mérite incontestablement d’être confirmé par un essai randomisé et de définir les sous-groupes de patients susceptibles de bénéficier de ce type de traitement. Dr Gilbert Tucat Référence Titre : Trichuris suis therapy in Crohn's disease Auteurs : R W Summers, D E Elliott, J F Urban Jr, R Thompson, J V Weinstock Source : Gut Ref. biblio. : 2005;54:87-90 Rédacteur en chef : Pr Louis Buscail Si vous ne souhaitez plus recevoir GastroScoop, cliquez ici Webmaster : Dr F. Tusseau GastroScoop est un service de la Société Nationale Française de Gastro-entérologie en partenariat avec

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Published by Chronimed - dans Infections froides
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