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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:04

Tristan Vey constate qu’« à l'occasion du Congrès international de la xénogreffe qui se déroule cette semaine à Miami, The Lancet publie un article faisant le point sur ce domaine de recherche ».


« Conclusion : si des avancées notables sont à signaler, la révolution médicale promise dans les années 1990 n'est pas pour demain »


Tristan Vey relève ainsi que « la recherche sur les organes animaux a été relancée dans les années 90. La découverte des nombreuses similitudes entre les séquences génétiques des hommes, des primates et des porcs laissaient alors penser que les obstacles ne seraient pas insurmontables ».


« Dans un premier temps, les scientifiques parviennent à fabriquer des porcs clonés, dits KO, dont un gène impliqué dans le rejet a été inhibé. Les animaux sont viables et peuvent se reproduire. […] Les greffes de ces cœurs et de ces reins porcins sur des primates n'obtiennent toutefois pas vraiment le succès escompté. Les durées de survie montent à seulement plusieurs mois contre quelques jours auparavant. Les résultats pour les foies et les poumons sont encore plus décevants: toujours pas plus de quelques jours de survie
».

 
Tristan Vey ajoute que « depuis 2005, ces porcs ont été «humanisés» par l'ajout d'un ou deux gènes-clés humains du processus de reconnaissance du soi. Les chercheurs plaçaient de grands espoirs dans cette nouvelle manipulation ». 

Gilles Blancho, directeur de l'institut de transplantation du CHU de Nantes, remarque que « cela n'a malheureusement pas permis d'améliorer les taux de survie. Nous ne comprenons pas bien les raisons biologiques de cet échec ».


Tristan Vey indique que « des années de recherche restent nécessaires avant de pouvoir seulement considérer le passage aux tests cliniques », mais précise qu’« une autre piste est plus prometteuse : l'utilisation de cellules isolées ».

« les cellules ne sont alors utilisées que pour la substance qu'elles sécrètent : des neurotransmetteurs (cellules nerveuses) ou de l'insuline (cellules pancréatiques). En ligne de mire, le traitement de maladies neuro-dégénératives et des diabètes de type 1 et 2 ».


« Les manipulations transgéniques ont cette fois-ci permis aux cellules greffées de tenir plusieurs années. Mieux encore, les ilots pancréatiques porcins greffés sur des singes ont été efficaces jusqu'à un an dans la régulation du taux de sucres »

souligne Tristan Vey, qui note qu’« un essai de phase II, visant à prouver l'efficacité de la procédure sur l'homme, est en cours depuis 2010 en Nouvelle-Zélande. C'est vraisemblablement dans cette voie que réside l'avenir clinique de la xénogreffe ».

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Published by Chronimed
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