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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:21
Une part importante des vaccins autorisés en France contient des adjuvants à base d’hydroxyde d’aluminium. Selon un rapport publié en 2003 par l’Institut national de veille sanitaire (InVS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), et la Direction générale de la santé (DGS), 40 % des vaccins disponibles sur le marché français contenaient de l’aluminium à l’époque. Une proportion qui pourrait tendre à augmenter à la faveur du retrait successif ces dernières années de vaccins exempts d’aluminium. Ce fut ainsi le cas en 2008 d’un vaccin DT polio produit par les laboratoires Sanofi Pasteur MSD qui ne contenait pas d’adjuvants aluminiques mais dont la commercialisation a été suspendue, tandis qu’en ce début d’année un sort similaire attendait un vaccin conjugué contre la grippe et le tétanos sans aluminium des mêmes laboratoires. Ces suppressions sont systématiquement dénoncées par l’association d’entraide aux malades de la myofasciite à macrophages (AE3M). Comme le rappelle l’Académie de médecine dans un rapport récent, la myofasciite à macrophages désigne « un syndrome comportant fatigue chronique, douleurs musculaires et athlragies ». Si le rôle joué par les adjuvants aluminiques dans le développement de cette pathologie n’a pas été parfaitement explicité, les patients considèrent néanmoins que devrait s’appliquer un principe de précaution.
Moratoire

Les associations de malades ne sont pas seules à s’être interrogés sur les dangers liés aux adjuvants aluminiques et à se prononcer en faveur d’une plus grande prudence. Au début de l’année un groupe d’étude diligenté par l’Assemblée nationale avait ainsi formulé plusieurs recommandations concernant la vaccination, parmi lesquelles figurait l’application d’un « moratoire sur les adjuvants aluminiques ». « Au vu des résultats d’un certain nombre d’études réalisées », cette position s’était imposée aux élus « en attendant de recueillir davantage de données scientifiques sur [leurs] conséquences éventuelles, en particulier dans les cas de vaccinations d’enfants en bas âge et de vaccinations répétées ».
La teneur en aluminium des vaccins trop faible pour être dangereuse

Il est cependant certaines voix qui ne s’inscrivent pas dans cette même orientation. Cette position discordante est notamment portée, comme assez fréquemment, par l’Académie de médecine. Dans un rapport consacré aux adjuvants aluminiques rendu public la semaine dernière, les sages se sont en effet déclarés totalement opposés à l’idée d’un moratoire. L’Académie de médecine rappelle tout d’abord en préambule quelques données sur la structure et les propriétés physico-chimiques de l’hydroxyde d’aluminium utilisée dans la fabrication des vaccins. « Il n’est pas possible qu’à l’état physiologique ces adjuvants aluminiques libèrent des nano particules d’aluminium », relèvent-ils. Ils citent par ailleurs les résultats d’une étude menée en 1997 chez des lapins qui semblaient considérer comme « peu probable que l’aluminium apporté par les vaccins ait une influence significative sur le risque d’exposition à l’aluminium en général ». De même, des modélisations mathématiques réalisées récemment à partir des études menées chez l’animal se montrent rassurantes quant à la toxicité des adjuvants pour le nourrisson. « Ces auteurs estiment que les vaccins injectés aux nourrissons et prévus par le calendrier vaccinal exposent à un risque très inférieur à la dose de sécurité minimale actuellement définie pour l’alimentation des nourrissons ». Enfin, au sujet de la myofasciite à macrophages, il rappelle qu’en 2004, une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) avait conclu à l’absence de relation entre les « signes systémiques » présents dans ce syndrome et la « lésion histologique » constatée chez certains patients vaccinés dont l’analyse peut mettre en évidence des cristaux d’aluminium très localisés au niveau des macrophages.
Importance de ne pas freiner la vaccination

Forts de ces différents éléments, l’Académie de médecine conclut qu’« aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des adjuvants n’a pu être fournie » même si de fait l’aluminium est bien en cas de forte exposition un produit neurotoxique. Elle observe qu’un moratoire, rendrait, sans être pourtant justifié par des preuves scientifiques assez solides, impossible la majorité des vaccinations. En tout état de cause, elle note que « si la recherche s’orientait » vers un remplacement de l’aluminium « la substitution ne pourrait être faite qu’après de longs et nombreux essais et contrôles, nécessitant de nombreuses années ».


Aurélie Haroche 2/7/2012

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Published by Chronimed - dans Concept
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