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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:38
C’est ce que se demande Le Figaro, qui constate dans un dossier que « depuis le 1er juillet, les assurés sociaux qui refusent ces copies de médicaments, moins chères que l'original, ne bénéficient plus du tiers payant. Une mesure autoritaire, à visée purement financière », poursuit le journal. Le quotidien relate un incident survenu le 1er octobre dans le cabinet d’un généraliste grenoblois, le praticien remarquant : « C'est cette politique intenable des génériques qui crée des tensions avec nos patients. Ils sont de plus en plus nombreux à s'emporter ». Le Figaro relève que cet incident « n'est relaté que sur des sites réservés aux médecins, qui fourmillent de commentaires sur cette nouvelle «politique des génériques», également appelée «TPCG» (tiers payant contre génériques), entrée en vigueur depuis maintenant 4 mois. Des commentaires assez faciles à résumer : ils trouvent cette politique stupide ». Le Dr Claude Bronner, vice-président de la FMF, remarque ainsi que : « Trois sortes d'arguments reviennent tout le temps. C'est idiot, car il serait beaucoup plus simple d'aligner le prix des médicaments dont le brevet est expiré sur celui des génériques. […] C'est idiot, parce que les patients peuvent facilement tricher : les ordonnances étant toutes imprimées sur ordinateur, rien ne leur interdit d'ajouter eux-mêmes le fameux «NS» manuscrit qui permet d'obtenir le médicament d'origine. […] Et enfin, c'est idiot parce que beaucoup de pharmaciens refusent nos «NS» gribouillés, les patients reviennent nous voir, et cela coûte deux consultations au lieu d'une à la Sécurité sociale ». Le Figaro continue : « Beaucoup de tracas, donc, mais pour une noble cause : l'assurance-maladie affirme avoir économisé 1,4 milliard d'euros en 2011 grâce aux génériques. […] Et si elle a décidé de transformer le simple «droit de substitution» accordé depuis 1999 aux pharmaciens en suppression autoritaire du tiers payant face au refus d'un générique, c'est aussi pour une bonne raison: en progression constante depuis l'apparition des premiers médicaments génériques en France, au début des années 2000, leur taux de substitution a ralenti puis chuté à partir de la fin 2010 ». « Obliger [les patients] à avancer le prix du médicament d'origine - remboursé ensuite, mais lentement, par leur Caisse primaire - semble avoir suffi pour les ramener dans le droit chemin : en à peine 6 mois, le taux est remonté de 71,4% à plus de 80%, ce qui commence à rendre crédible l'objectif de 85% fixé pour la fin 2012 », observe le quotidien. Le Figaro remarque cependant que « les génériques n'ont pas encore gagné la confiance des Français », note que « les agences du médicament font des études, mais ne les publient pas », ou encore relève : « Nombreux sont les clients ordinaires des pharmacies, sans aversion particulière contre les génériques, qui ont pu constater que certaines copies ne leur réussissaient pas aussi bien que l'original. Y compris pour des raisons bénignes, liées à leur conditionnement ». Le journal estime qu’« il aurait sans doute été plus simple et plus rentable d'envisager d'autres solutions. En autorisant par exemple les clients à payer de leur poche la différence de prix (parfois minime) entre princeps et générique. Ou en faisant des économies sur d'autres postes. À commencer par le prix des médicaments qui sont, dans les deux cas (princeps et génériques), beaucoup plus élevés en France que dans la plupart des autres pays européens ».

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Published by Chronimed - dans Concept
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commentaires

mutuelle famille 21/12/2012 10:20

Lors de la prescription de son ordonnance, les médecins recommandant des médicaments génériques doivent rassurer leur patient de l’efficacité des médicaments. Souvent ce sont les patients qui y
refusent catégoriquement car ils sont persuader de leurs inefficacités voire même son danger.