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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:19
WASHINGTON, 23 septembre 2011 (AFP) -
Les résultats très attendus d'une étude organisée par des agences fédérales
américaines publiés jeudi n'ont pas confirmé de lien entre le syndrome de
fatigue chronique et le rétrovirus XMRV responsable de cancers chez les souris.

Des travaux parus en octobre 2009 aux Etats-Unis établissaient un tel lien
mais deux études publiées dans la revue américaine Science en mai 2011
n'avaient pas pu corroborer les observations de ces recherches selon
lesquelles ce rétrovirus était fréquemment présents dans le sang de patients
souffrant de ce syndrome.

Les chercheurs soulignaient toutefois ne pas pouvoir affirmer que ce virus
en était la cause.

Les scientifiques qui ont effectué les premières contre-analyses publiées en
mai 2011 avançaient comme explication possible pour les résultats initiaux
une contamination des échantillons de sang analysé ou des équipements.
Les tests de laboratoire destinés à détecter le rétrovirus XMRV chez des
patients atteints du syndrome de fatigue chronique ne sont pas fiables,

conclut la dernière recherche dévoilée jeudi qui jette des doutes
supplémentaires quant au rôle de ce rétrovirus dans la maladie touchant
environ un million d'Américains souvent jeunes.

Cette étude, parue dans l'édition en ligne de la revue américaine Science
datée du 22 septembre, a été effectuée par le Dr Graham Simmons et ses
collègues dans neuf différents laboratoires, dont celui où ont travaillé les
auteurs de l'étude initiale.

Ils ont analysé des échantillons de sang de quinze personnes dont les tests
précédents avaient détecté une infection avec le rétrovirus XMRV ou des
pathogènes proches.
Ces chercheurs ont également procédé à une analyse de sang de 15 autres
sujets en bonne santé qui ont servi de groupe de contrôle.
Sur les neuf laboratoires qui ont analysé "en aveugle" les échantillons de
sang des trente sujets, seuls deux ont indiqué des indices de présence du
rétrovirus XMRV.

"Ces résultats indiquent que les analyses actuelles ne détectent pas le
rétrovirus XMRV dans les échantillons de sang", écrivent ces chercheurs.
Mais ces scientifiques soulignent aussi ne pas avoir pu exclure de façon
définitive la possibilité que les niveaux de marqueurs viraux dans le sang
puissent fluctuer au cours du temps et devenir même indétectables durant
certaines périodes.

Jeudi, les chercheurs qui ont travaillé sur l'étude initiale --et avaient
observé un lien entre le gène XMRV et le syndrome de fatigue chronique dont
les travaux avaient été publiés en octobre 2009--, ont retiré une partie de
leurs données mais pas leurs conclusions, en raison d'indication de
contamination dans l'un des laboratoires impliqués dans l'étude.
Le groupe de scientifiques ayant effectué la contre-analyse ont aussi
recommandé de changer le nom de la maladie --syndrome de fatigue chronique--
pour l'appeler l'encéphamomyelitis myalgique -- quasiment similaire et
reconnue depuis longtemps par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

js/mf

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Published by Chronimed
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