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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 14:17
Cyrille Vanlerberghe indique que « des chercheurs américains ont réussi à rendre un antibiotique jusqu'à mille fois plus efficace contre certaines infections avec un simple ajout d'ions d'argent. Une approche qui pourrait aider à lutter contre certaines bactéries devenues résistantes aux traitements existants ». « la nouveauté des travaux menés par l'équipe de Jose Ruben Morones Martinez de l'université Harvard à Boston tient au fait qu'ils utilisent l'argent de manière interne, directement dans l'organisme que l'on cherche à traiter. L'étude a été publiée dans Science Translational Medicine ». Cyrille Vanlerberghe relève qu’« à partir d'expériences menées in vitro et sur des souris vivantes, les chercheurs constatent que les ions argent (Ag +) présents dans une solution de nitrate d'argent rendent la membrane de certaines bactéries plus perméable ». « Le métal précieux a une action très sensible contre une famille de bactéries particulièrement redoutables, les «gram négatives». […] Parmi les plus célèbres membres de la famille des «gram négatifs» figurent le vibrion du choléra, la bactérie Yersinia pestis responsable de la peste, les salmonelles et Escherichia coli ». Cyrille Vanlerberghe note qu’« en laboratoire, l'équipe américaine a notamment constaté que des bactéries Escherichia coli résistantes aux antibiotiques devenaient sensibles à «l'attaque» des molécules de tetramycine quand elles étaient mises en présence d'un adjuvant d'ions Ag + ». Jean-Marie Pagès, directeur de recherche Inserm, précise que « l'argent arrive à perturber les mécanismes de défenses de la bactérie qui lui permettent normalement d'empêcher l'action d'un antibiotique. Malheureusement, les Américains n'ont pas cherché à caractériser laquelle des deux membranes des bactéries était affectée par l'argent ». « les chercheurs constatent qu'avec cet adjuvant, les bactéries à double membrane devenaient sensibles aux antibiotiques qui ciblent normalement celles qui n'ont qu'une membrane. Une action qui pourrait augmenter l'étendue de l'arsenal thérapeutique au service des médecins face à des infections graves. Seul bémol à ces travaux, les doses d'argent utilisées sont assez massives, et ne sont pas loin des niveaux de toxicité du métal ».

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