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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:08
Grâce à leur modèle cellulaire, utilisé par l’industrie pharmaceutique pour tester les candidats médicaments lors d’études précliniques, les chercheurs ont montré qu’une exposition in vitro aux nano-TiO2 entraînait leur accumulation dans les cellules endothéliales cérébrales.

Elle est également responsable de la rupture de la barrière, associée à une inflammation, et d’une diminution de l’activité de la P-glycoprotéine, une protéine essentielle à l’élimination des substances toxiques dans les organes vitaux comme le cerveau. Ces résultats sont publiés par la revue Biomaterials, mise en ligne le 24 octobre 2011.

Les nano-TiO2 sont produites à l’échelle industrielle et se retrouvent aussi bien dans des peintures que dans des cosmétiques (protections solaires) ou des systèmes de dépollution (revêtements autonettoyants). Si de nombreuses études in vitro ont décrit leurs effets sur des lignées cellulaires, peu se sont intéressées jusqu’alors au système nerveux central.

Pourtant, une étude faite chez le rat a montré que suite à une instillation nasale, des nano-TiO2 ont été détectées dans le cerveau, principalement dans l’hippocampe et le bulbe olfactif
Ces résultats suggèrent que la présence de nano-TiO2 pourrait être à l’origine d’une inflammation cérébro-vasculaire.
Ils suggèrent également qu’une exposition chronique, in vivo, à ces nanoparticules pourrait entrainer leur accumulation dans le cerveau avec un risque de perturbation de certaines fonctions cérébrales.


Source : communiqué de presse CEA « Les nanoparticules de dioxyde de titane altèrent, in vitro, la barrière hémato-encéphalique » 26/10/2011

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Published by Chronimed
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