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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 09:39

« The Lancet Oncology a publié les résultats intéressants d'un essai thérapeutique avec des ultrasons à haute densité pour des patients présentant des petites tumeurs, puisqu'au bout d'un an 95% des hommes ne présentaient plus de lésions cancéreuses, avec un taux de complications nettement inférieur à celui de la chirurgie ».

« l'essai, mené sous l'égide du Medical Research Council en Grande-Bretagne, porte sur 41 hommes âgés de 45 à 80 ans, atteints d'une tumeur de petite taille, ayant un taux de PSA faible (inférieur à 15 ng/ml) et un score de Gleason faible (marqueur de l'agressivité tumorale) ».

« Tous ont subi entre juin 2007 et juin 2010 un traitement par ultrasons de haute intensité, par voie intrarectale, sous anesthésie générale, avec repérage de la tumeur à travers l'imagerie par résonance magnétique nucléaire ».

« si cette procédure est déjà utilisée, y compris en France, c'est la première fois qu'une évaluation rigoureuse est publiée dans une revue scientifique de haut niveau. Les résultats sont prometteurs ».

« au bout de 12 mois de traitement, 95% (39 sur 41) des hommes ne présentaient plus de cellules cancéreuses à la biopsie (4 ont subi une seconde cure par ultrasons au bout de 6 mois). Surtout, aucun cas d'incontinence urinaire n'a été à déplorer dans ce groupe. 10% des hommes traités ont eu des difficultés d'érection, un taux moindre qu'après une intervention radicale ».

Le Dr Ashim Ahmed (université du Collège de Londres), responsable de l'essai, déclare : « Nous avons apporté la «preuve du concept». Il reste maintenant à développer un essai à plus large échelle et de plus longue durée, avant de proposer une telle stratégie en pratique courante ».

De son côté, le Pr Guy Vallancien (chirurgien urologue, Institut mutualiste Montsouris), pour qui « ces traitements focaux ont un grand avenir », remarque : « Nous avons traité déjà plus de 120 patients avec de tels ultrasons, sans incidence sur l'incontinence et la sexualité. Cela représente un changement radical de stratégie, avec le traitement d'un premier foyer s'il est limité, et d'autres ultérieurs si nécessaire. D'où l'intérêt, contrairement à l'avis récent de la HAS, de faire un diagnostic précoce ».

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Published by Chronimed - dans Les ondes
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