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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:14

« l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) lance une véritable mise en garde contre le bisphénol A (BPA). Elle a présenté hier deux rapports qui mettent en évidence «des effets sanitaires avérés chez l’animal et suspectés chez l’homme (fertilité féminine, problèmes cardio-vasculaires et diabète) même à de faibles niveaux d’exposition» ».

 

Cette substance chimique est « très largement utilisée dans la fabrication des plastiques », « est classée en tant que reprotoxique de catégorie 3 (préoccupant pour la fertilité humaine) », et note donc que « désormais, les experts de l’Anses estiment disposer de «suffisamment d’éléments scientifiques» pour que la protection des populations sensibles que sont les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes ou allaitantes soit clairement affichée comme une priorité ».

 

« les experts suggèrent de réduire au maximum les expositions au BPA au travers notamment des emballages de denrées alimentaires «qui constituent la source principale d’exposition de ces populations» ».

 

L’Anses « réclame une nouvelle fois que tous les produits contenant du BPA soient étiquetés » et « lance un appel aux industriels pour identifier, d’ici à fin 2011, les produits de substitution existants ». Dominique Gombert, directeur de l’évaluation des risques de l’agence, précise : « À condition bien sûr que l’on puisse apporter les preuves de leur innocuité ».

 

Ce travail de l’Anses « soulève une autre question qui risque de susciter de vifs débats : l’idée selon laquelle la dose ne fait pas forcément le poison. De très nombreuses études montrent en effet que le BPA, comme beaucoup d’autres perturbateurs endocriniens, peut être plus nocif à faible dose qu’à dose plus importante. ».

« nouvelle alerte contre les dangers du bisphénol A ». 

 

L’Anses « estime nécessaire de réduire «sans tarder» l'exposition des femmes enceintes et des jeunes enfants à ce produit de synthèse utilisé par les fabricants de plastique pour le rendre plus solide. Pour ses experts, la toxicité du produit est «avérée» pour la production spermatique chez l'animal et suspecté sur la maturation ovocytaire chez la femme ».

 

« Une corrélation a également été observée entre la présence de BPA dans les urines et des pathologies cardiovasculaires et le diabète chez l'être humain ».

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Published by Chronimed
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