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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:25
D’après une étude publiée dans le dernier numéro de la revue PLoS One, des chercheurs américains ont montré que la présence en faible quantité d'antidépresseurs et autres médicaments psychotropes dans l’eau du robinet déclenchait, chez les poissons, l’expression de gènes directement associés à l'autisme. Cette découverte, qui confirme la pollution médicamenteuse de l’eau que nous consommons, pourrait entraîner des mesures sanitaires importantes quant aux contrôle de la qualité de celle ci. Des études récentes ont montré que les femmes prenant des antidépresseurs pendant la grossesse augmentaient par 4 les risques d’autisme chez leurs enfants. Face à ce constat, Michael Thomas et ses collègues de l'Université d'État de l'Idaho à Pocatello ont souhaité savoir si une faible concentration de psychotropes et d’antidépresseurs dans de l’eau potable pouvait avoir un impact sur le développement du fœtus. Pour cela, ils ont décidé de plonger des poissons d’eau douce dans un environnement aquatique contenant un mélange de médicaments en très faibles quantités (Prozac® et Effexor®). Après un temps certain, les chercheurs ont analysé le génome de ces poissons et de leurs descendants. Ils ont ainsi constaté des altérations sur pas moins de 324 gènes, tous associés à l’autisme humain. D’après les observations comportementales, un certain nombre de ces animaux aquatiques avaient une tendance importante à paniquer et n’avaient clairement pas les mêmes agissements que les poissons témoins. Les résultats de ces travaux pourraient avoir des conséquences sur la gestion de l’eau et notamment en France. En effet, une étude récente avait montré que 25 % des eaux de robinet analysées contenaient des traces de médicaments, résultant le plus souvent des eaux usagées (eaux domestiques, rejets des industries chimiques et pharmaceutiques et des hôpitaux) traitées dans les stations d’épuration. Actuellement ces dernières n’ont pas les moyens ni les structures permettant une élimination totalement efficace de ces produits pharmaceutiques. Si l’hypothèse que même de faibles doses de psychotropes et d’antidépresseurs pourraient affecter un fœtus en développement, cela pourrait permettre de mieux comprendre l’augmentation du nombre de cas d’autisme et expliquer en partie une origine environnementale de ce trouble du comportement. La découverte des chercheurs américains pourrait impacter sur certaines décisions des autorités sanitaires qui pourrait à terme vouloir modifier les contraintes sur la qualité de l’eau du  robinet.  http://www.informationhospitaliere.com/actualite-20802-autisme-antidepresseurs-en-cause.html

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Published by Chronimed - dans Infections froides
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