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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 17:48

Le 29 avril 2009, l’OMS  activait le niveau 5 du Plan mondial de préparation à une pandémie de grippe.

 

L’Australie, encore indemne, réagissait immédiatement : messages de prévention à l’intention des voyageurs, auto-questionnaires et déclaration obligatoire par le commandant de bord de l’état de santé de l’équipage et des passagers avant l’atterrissage.

Pour préciser le risque de transmission de la grippe pandémique A (H1N1) en vol, une étude rétrospective analyse ici ces données sur deux longs courriers atterris en Australie les 23-24 mai 2009.


Le vol Los Angeles-Sydney transportait 445 passagers dont 8 ont présenté un syndrome pseudo-grippal (SPG) avant le vol et 2 au cours du vol, six grippes étant confirmées biologiquement.


Dans la semaine suivante, 24 passagers ont présenté un SPG (la plupart dans les 3 jours) mais seulement 17 ont pu être testés avec 2 confirmations biologiques. Provenant  d’une destination où la transmission communautaire était déjà documentée, ce vol avait le plus fort potentiel pour introduire le virus dans la communauté australienne.


Le vol Singapore-Sydney provenait d’une zone indemne de transmission communautaire à cette date et transportait 293 passagers dont un seul présentait un SPG avant le vol et 2 au cours du vol, sans confirmation biologique de leur infection grippale. Dans la semaine suivante, 6 passagers ont présenté un SPG.


Au total, 13 (2 %) des 738 passagers ont présenté un SPG en cours du vol et 32 (5 %) dans la semaine qui a suivi leur arrivée.

Les passagers situés sur la même rangée ou jusqu’à 2 rangées autour d’un sujet présentant un SPG avant le vol avaient un risque accru de 3,6 % de contracter un grippe pandémique.

Si l’on réduisait la zone aux 2 sièges devant, 2 sièges derrière, et 2 sièges de part et d’autre d’un sujet symptomatique, le risque était accru de 7,7 %.

Finalement, réduire la zone définissant les passagers exposés à contacter serait plus efficace car la transmission s’effectue dans des zones limitées autour d’un patient grippé.

Les mesures draconiennes prises à l’époque (pour le vol Los Angeles-Sydney, 145 passagers contactés et 52 placés sous prophylaxie et en quarantaine !) ont peut être permis de différer l’arrivée du virus grippal sur le sol australien.

 

La réduction du trafic aérien international est un autre moyen de freiner la propagation de la grippe, comme cela avait été constaté lors de l’immobilisation de nombreux appareils aux Etats-Unis le 11 septembre 2001.

 

 

Dr Muriel Macé

Publié le 29/09/2011


 

Foxwell AR. et coll. : Transmission of influenza on international flights, may 2009.
Emerg Infect Dis., 2011 ; 17 : 1188-94.

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Published by Chronimed
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