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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 12:37
« le faible taux de renouvellement de l'arsenal antibiotique préoccupe les scientifiques, qui évoquent un risque sanitaire ». « Peu rémunérateurs, concurrencés par les génériques, et mal adaptés aux exigences réglementaires conçues pour les autres médicaments : les antibiotiques n'ont plus la cote chez les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux ». « le nombre de nouveaux produits approuvés par les autorités sanitaires, notamment américaines, a tendance à flancher : ils étaient 16 au milieu des années 1980, et ne sont plus que 2 entre 2008 et 2012 » à avoir reçu le feu vert de la Food and Drug Administration. « Un problème aux yeux des scientifiques, alors que les résistances du corps humain aux divers antibiotiques se multiplient, avec des conséquences graves. Un cercle vicieux pour la sécurité sanitaire, tandis que les maladies infectieuses sont la deuxième cause de mortalité dans le monde », « les besoins sont là. Non seulement les maladies infectieuses sont la deuxième cause de mortalité dans le monde, mais il ne peut y avoir de médecine moderne sans antibiotiques. Pas de chirurgie, pas de chimiothérapie ou de quelconque traitement affaiblissant le système immunitaire sans antibiotiques. On estime, en Europe, à 25.000 par an le nombre de décès résultant d'infections résistantes aux antibiotiques, contractées à l'hôpital ». ’« en termes de coûts, les enjeux sont importants aussi : 2,5 millions de journées d'hospitalisation supplémentaires, et 900 millions d'euros de surcoûts hospitaliers résultent des infections résistantes aux antibiotiques ». « comment on en est arrivé là. Les antibiotiques cumulent les handicaps : ils ne sont pas rémunérateurs, les nouvelles molécules sont difficiles à trouver et les exigences réglementaires conçues pour les autres médicaments ne sont pas adaptées aux particularités des antibiotiques ». Le journal précise ainsi que « selon des travaux de la société de conseil britannique Office of Health Economics, la valeur nette économique des antibiotiques est 3 fois moins élevée que celle des anticancéreux, et plus de 7 fois inférieure à celle des médicaments pour le système nerveux central ». « De plus, les traitements antibiotiques sont donnés pour une courte durée et la plupart des produits aujourd'hui commercialisés sont des génériques », relève Les Echos, qui continue : « Côté recherche, différents mécanismes d'action ont déjà été exploités et il n'y a pas beaucoup de nouvelles pistes ». Le quotidien souligne enfin que « les exigences qui gouvernent les essais cliniques ne sont pas adaptées. […] Apporter la preuve statistique de l'efficacité d'un nouveau médicament suppose de le tester sur un grand nombre de patients. Or on ne peut pas se permettre d'attendre qu'une infection multirésistante compte beaucoup de cas pour essayer un nouveau produit car on risquerait alors un désastre sanitaire ». « Pour éviter un retour à la médecine du XIX e siècle, il y a donc urgence à agir et, si les idées ne manquent pas, encore faut-il les mettre en œuvre » Laurent Frichet

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Published by Chronimed - dans Concept
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