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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 08:10
« Google se lance dans le diagnostic médical » un internaute qui entre des symptômes dans la version anglophone du moteur de recherche se voit désormais proposer une liste de pathologies pouvant correspondre à son cas « Le corps médical émet de «fortes « le géant américain propose désormais à un internaute faisant des recherches sur un symptôme une liste de pathologies connexes. Par exemple, si l'internaute entre l'expression «douleur abdominale du côté droit», le moteur va lui suggérer, sous le champ de recherche, «appendicite», «kyste ovarien», «hernie», «calculs rénaux» et «syndrome de l'intestin irritable» ». « Et impossible d'échapper à ce diagnostic algorithmique, Google n'ayant apparemment pas prévu de bouton «masquer» pour ce service qui n'est pour l'instant disponible que depuis le territoire américain », « nouvel outil risque de conforter les hypocondriaques dans leur névrose. […] Si l'on peut imaginer qu'une personne s'interrogeant sur des symptômes soit heureuse de trouver ce nouveau degré d'information, la sélection, quant à elle, rend plus sceptique ». « L'internaute a-t-il vraiment conscience que «cette liste n'est pas rédigée par des médecins et ne tient, évidemment, pas lieu de conseils provenant d'experts médicaux», comme le précise Google - mais pas en clair à côté des résultats de recherche ? ». « le résultat s'appuie en effet tout simplement sur les associations de recherches les plus fréquentes : si, pour 1.000 recherches sur «mal de crâne», 60% sont suivies sur le même ordinateur d'une recherche sur «migraine», alors cette pathologie fera partie de la liste désormais proposées en association avec «mal de tête» ». La réaction du vice-président du Conseil de l’Ordre, Jacques Lucas, qui émet des « réserves fortes » et estime que ce système « profite d'un créneau d'inquiétude et d'interrogation, dans un contexte où l'accessibilité à un médecin se réduit ». « Pas question néanmoins de nier à Internet une utilité dans l'information des patients » Le Dr Lucas indique ainsi : « Nous recommandons simplement au public de vérifier la pertinence des sites qu'ils consultent, en cherchant par exemple si l'information a été rédigée ou validée par des médecins ».

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Published by Chronimed - dans Concept
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