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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 19:13
L'apport de l'imagerie dans les affections neurodégénératives est de plus en plus considérable. Loin de nous le temps du scanner cérébral des années 70... Désormais, ce sont l'IRM et la TEP (tomographie par émission de positons qui volent au secours de l'examen neurologique, en sachant que ce dernier reste l'une des pierres angulaires du diagnostic positif des démences type Alzheimer (DTA) ou encore du déficit cognitif léger (DCL). Aux Etats-Unis comme dans beaucoup de pays industrialisés, la tendance est à recommander l'IRM et la TEP pour détecter précocement ces affections neurodégénatives. L'accumulation de la protéine Abeta et les lésions neuronales dégénératives sont des biomarqueurs de la maladie d'ores et déjà accessibles à l'imagerie in vivo. L'IRM est depuis longtemps impliquée au travers de l'évaluation du volume hippocampique dont la diminution est mesurable avec une bonne précision. A côté de l'imagerie morphologique, il y a l'imagerie moléculaire dont la progression est subordonnée à la découverte de nouveaux radiopharmaceutiques. Le [(18) F]-flutémétamol fait partie de ceux-ci dans la mesure où il appartient à une nouvelle classe de médicaments à visée diagnostique, en l'occurrence, celle des marqueurs des plaques amyloïdes spécifiquement conçus pour les DTA. Le couplage de l'IRM et de la TEP peut-il s'avérer contributif dans un tel contexte ? C'est à cette question que tente de répondre une étude de cohorte transversale, puis prospective dans laquelle ont été inclus 72 sujets répartis en trois groupes : celui des DTA avérées (n=27), un autre composé de volontaires sains (n=25) et le dernier de patients atteints d'un DCL. Le suivi à long terme après le bilan initial a été de deux années. La segmentation de l'hippocampe en IRM a reposé sur une méthode totalement automatique et il en a été de même pour le calcul du SUV (standardized uptake value) au niveau du néocortex. Il y avait beaucoup de chevauchements entre les volumes hippocampiques mesurés par l'IRM chez les témoins et les patients avec DTA alors que les SUV de la TEP différenciaient clairement les deux groupes. Pour ce qui est du DCL, les SUV suivaient une distribution bimodale. Un SUV anormal a été associé à une grande variabilité des volumes hippocampiques ce qui témoignerait de l'existence de divers stades de lésions neurodégénatives dans le groupe hétérogène des patients atteints d'un DCL. Cependant un SUV normal dans le groupe DCL a été associé, dans certains cas, à des volumes hippocampiques bien au-dessous de la borne inférieure de l'intervalle de normalité. Au terme des deux années de suivi, neuf participants du groupe DCL ont développé une DTA et huit d'entre eux provenaient du groupe caractérisé par un SUV anormal. Ces résultats encourageants méritent d'être confirmés par des études longitudinales de plus grande envergure. 17/09/12 Dr Philippe Tellier

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Published by Chronimed - dans Concept
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