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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 12:03
Les indications de plus en plus nombreuses de l'utilisation du sang de cordon ont entraîné ces dernières années la constitution de multiples banques de stockage. Dans plusieurs pays étrangers, des institutions publiques coexistent avec des structures privées. Ces dernières proposent parfois aux familles de payer pour que soit conservé le sang de cordon de leur enfant en vue d'une possible utilisation ultérieure pour lui-même ou un de ses proches. Il existe également des banques privées à but non lucratif, souvent financées par des fondations, qui participent à la collecte nationale anonyme et solidaire. Enfin, se développent de plus en plus des organismes dont l'activité est mixte. Ces diverses options toujours été rejetées en France (qui connaît en nombre d'unités stockées un très important retard sur ses voisins européens). Cependant, pour la première fois, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) est revenu, de façon encore très restreinte, sur son opposition de principe aux banques privées depuis toujours martelée. Dans les familles où les enfants « sont exposées au risque d'hémopathies congénitales génétiquement transmises » (drépanocytose, thalassémie notamment), une conservation personnelle du sang de cordon au sein de biobanques privées « à caractère familial et solidaire » pourrait être réalisée, suggère le CCNE. « Les unités non utilisées par la famille seraient mises à disposition d'autrui », précise le Figaro qui évoque ce jeudi 19 avril dans ses colonnes la teneur de l'avis du CCNE. Par ailleurs, le CCNE se prononce pour la première fois en faveur de la création de biobanques privées à but non lucratif dont l'activité serait cependant restreinte à la collecte anonyme de sang de cordon (à visée allogénique). Concernant, la possibilité de stocker le sang du cordon de son enfant en vue d'une hypothétique utilisation pour lui-même ou pour un membre de sa famille, le CCNE demeure intransigeant : « Les autogreffes de sang placentaire comme substitut de la moelle osseuse gardent, encore aujourd'hui, des indications rarissimes sinon nulles, donc assez exceptionnelles pour effacer le bien fondé de biobanques créées à ce seul effet. Leur caractère privé à but lucratif les incite trop souvent à des publicités non fondées sur des faits scientifiques avérés, et partant, souvent mensongères », écrivent les sages. Le président du CCNE, Alain Grimfeld est même allé jusqu'à affirmer que prétendre que conserver pour soi son sang de cordon pourrait être utile, relève de « la science fiction ».

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Published by Chronimed - dans Concept
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