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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 06:51
En France, 70 % des plombages pour les caries des molaires et des prémolaires contiennent du mercure. D'après certains estimations, les Français comptabiliseraient ainsi 17 tonnes de mercure dans leurs bouches. Les dernières recommandations de l'Afssaps sur le sujet datent de 2005. L'agence conseille d'éviter les plombages à base de mercure (ou de procéder à leur retrait) chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes dont les reins sont fragilisés par un antécédent de glomérulonéphrite et les allergiques au mercure. Elle met en garde également contre l'éclaircissement des dents postérieures qui possèdent des amalgames à cause de la libération des vapeurs de mercure. Interrogé par E-Santé, le service de presse de l'Afssaps fait savoir que « les recommandations de 2005 sur les amalgames dentaires doivent effectivement être révisées. En revanche l'élaboration des nouvelles recommandations implique une expertise externe, pour laquelle le calendrier des réunions n'est pas encore déterminé, du fait des actualités récentes sur les dispositifs médicaux (affaire PIP) ». Plusieurs pays européens, dont la Norvège, le Danemark et la Suède, ont déjà interdit le mercure dentaire. La fuite de cette substance est proportionnelle au nombre d'amalgames et peut survenir lors de la condensation, du polissage, de la pose et de l'usure des amalgames. À ce jour, six études ont mis en évidence un lien entre le mercure inorganique et des troubles du développement neurologique, comme l'autisme. Sept autres études ont conclu à l'impact du mercure, même à de faibles doses, sur les maladies cardiovasculaires. D'après André Picot, toxicologue et ancien directeur de Recherche de l'Unité de Prévention du risque chimique au CNRS, le mercure est cancérogène, mutagène et toxique pour les systèmes nerveux, immunitaire et hormonal. Le réflexe d'appeler le 15 encore trop rare en cas d'infarctus Le Figaro, mardi 3 avril, www.sante.lefigaro.fr Une étude de l'observatoire européen Stent for Life montre que moins d'un Français sur deux a le réflexe d'appeler le Samu en cas de douleur vive dans la poitrine, et ce malgré les récentes campagnes d'information visant à diffuser ce bon geste. Depuis les premiers résultats d'une même enquête en novembre 2010, il n'y a eu aucune progression des appels vers le 15 de la part de malades souffrant de douleurs thoraciques. La très grande majorité des personnes victimes d'infarctus présentent des douleurs thoraciques. Environ 70 % d'entre elles passent un appel téléphonique, mais moins de la moitié de ces appels sont adressés au Samu (49 % en 2010 et 47 % en 2011). Quand un patient cherche à contacter un autre interlocuteur, comme un généraliste par exemple, « les délais sont doublés, c'est dramatique», déplore le Pr Martine Gilard, cardiologue au CHU de Brest. Les réticences à appeler le 15 viennent de la peur de déranger, le sentiment de ne pas être concerné ou le déni face à l'accident cardiaque. Pourtant le 15 est là « pour faire le tri » rappelle le Pr Girard. Et le bénéfice est immense : en effet, « lorsque l'artère coronaire bouchée est désobstruée dans les 90 minutes qui suivent l'apparition des premières douleurs, les séquelles sont quasi nulles, alors qu'un délai supplémentaire entraîne un risque irrémédiable d'insuffisance cardiaque. » E-santé, avril 2012, www.e-sante.fr

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Published by Chronimed - dans Nutrition
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