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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 08:27
Les bienfaits potentiels du chocolat ont souvent été évoqués au cours des dernières années : des études épidémiologiques mettent en évidence une relation négative entre sa consommation et l’incidence de certaines pathologies chroniques et facteurs de risque cardiovasculaire. En outre, des travaux fondamentaux et quelques essais cliniques chez l’homme ont montré l’impact bénéfique du cacao sur la fonction vasculaire et la pression artérielle. Quant à l’étude de Golomb et al. elle s’est attachée à analyser la relation entre la consommation de chocolat et l’indice de masse corporelle (IMC), avec des résultats quelque peu surprenants ! Les habitudes nutritionnelles de 1 018 hommes et femmes âgés de 20 à 85 (âge moyen : 57 ans, IMC moyen : 28 kg/m²) et participant à une étude sur l’effet non cardiovasculaire des statines ont été examinées grâce à un questionnaire sur la fréquence de consommation des aliments et sur le niveau d’activité physique. Une évaluation de l’humeur a également été réalisée à l’aide d’un score validé. Les sujets consommant du chocolat avaient un apport calorique total supérieur et un score plus élevé de dépression. A l’inverse, leur niveau d’activité physique paraissait plus faible. Malgré ces associations en faveur d’un rôle délétère du chocolat sur le poids, ceux qui en consommaient fréquemment avaient un IMC inférieur à ceux qui en mangeaient plus rarement. Un ajustement sur l’IMC, le sexe, les apports en graisses saturées et en fruits et légumes, le score de dépression et l’apport calorique total, avait tendance à accentuer la relation inverse entre la fréquence de consommation de chocolat et l’IMC. Les hypothèses ne manquent pas pour tenter d’expliquer le rôle potentiellement causal du chocolat dans l’association statistique observée : effet des polyphénols… Attention toutefois aux conclusions hâtives : cette étude d’observation transversale ne montre qu’une association statistique et nous sommes encore loin de disposer d’une preuve de l’effet amaigrissant du chocolat… Dr Boris Hansel 30/03/2012 Golomb BA et coll. Association Between More Frequent Chocolate Consumption and Lower Body Mass Index. Arch Intern Med. 2012 ;172 : 519-521.

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Published by Chronimed - dans Nutrition
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