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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:40

Vaccinations pédiatriques et « autisme » : la justice française va bientôt devoir trancher

 

La guerre des vaccins est déclarée.

C’est une information du Parisien (Elsa Mari) : pour la première fois en France une action de groupe sera introduite en septembre par l’association Autisme Vaccinations.

L’action sera conduite devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris contre quatre géants pharmaceutiques français, américain et anglais (Sanofi, Pfizer, Eli Lilly et GlaxoSmithKline).

Près d’une centaine de familles entendent « demander réparation des dommages causés par la vaccination pédiatrique », responsable selon elles d’une recrudescence des cas d’autisme chez les jeunes enfants.

Cette « première française » est aussi dernier rebondissement en date d’une vieille affaire, celle des liens supposés (et jamais scientifiquement démontrés) entre certaines vaccinations et certains syndromes autistiques.

Anti-vaccins américains

« Derrière cette action en justice d’envergure, une femme : Martine Ferguson-André, militante acharnée, membre de la commission de santé d’Europe Ecologie-les Verts (EELV), précise Le Parisien.

Elle affirme que son fils, Tom, est devenu autiste après avoir reçu cinq vaccins à l’âge de dix mois. Principale cause, le thiomersal, qui aurait été détecté dans le sang de l’enfant.

Ce composé contenant du mercure, utilisé comme conservateur, a été retiré par précaution des vaccins en 2000 à la demande des autorités de santé.

A l’époque, les études réalisées n’avaient pas permis de conclure à un risque potentiel. »

Mme Ferguson-André explique qu’elle va attaquer en justice « pour connaître la vérité ».

Elle est soutenue dans son combat par Marie-Odile Bertella-Geffroy, célèbre ancienne juge d’instruction du pôle santé publique du TGI de Paris, désormais avocate, qui aura un rôle de conseiller.

Ce qui pourrait, qui sait, soulever la question hypothétique du conflit d’intérêts.

Mme Ferguson-André est d’autre part proche du courant anti-vaccins américain.

Elle affirme que son action de groupe est soutenue par Robert Kennedy Junior, un neveu de l’ancien président.

« Il a été nommé à la commission sur la sécurité de la vaccination par Trump et sera présent à Paris en septembre à nos côtés » dit-elle.

Onze vaccinations obligatoires

Depuis le diagnostic de son fils Mme Ferguson-André se présente comme une lanceuse d’alerte, « qui met sa vie en jeu ».

Ses propos sont parfois teintés d’angoisse, observe Le Parisien.

« J’ai de la chance d’être encore vivante, je reçois des lettres anonymes de menace de mort, mon appartement a aussi été fouillé. »

Cette action en justice coïncide avec la décision gouvernementale de rendre obligatoires onze vaccinations pédiatriques.

Elle fait suite à une récente décision de la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg :

« En l’absence de consensus scientifique, le défaut d’un vaccin et le lien de causalité entre celui-ci et une maladie peuvent être prouvés par un faisceau d’indices graves, précis et concordants ».

Il s’agissait alors des liens hypothétiques (et jamais scientifiquement démontrés) entre la vaccination contre l’hépatite B et la sclérose en plaques.

La prochaine action en justice devant le TGI de Paris fait partie, dit Le Parisien, de la « stratégie de la mouvance opposée à la vaccination ». La guerre des vaccins commence bel et bien.

Vaccinations pédiatriques et « autisme » : la justice française va bientôt devoir trancher.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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