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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 13:51


Depuis six ans, Pauline se bat contre la maladie de Lyme depuis six ans.


Pauline Villa est étudiante en BTS 2 ACSE au lycée de la Vinadie Animapôle, afin de devenir commerciale agricole.

Mais à l'heure où tant d'autres à son âge croquent la vie à pleines dents, elle, doit faire face à la maladie de Lyme.

Une affection insidieuse et grave, qui la laisse parfois sans énergie, dans de longues phases d'abattement.

En compagnie de trois amies étudiantes, elle a décidé de se battre, et de faire connaître sa maladie.

Conseillées par leur enseignante éducatrice socio-culturelle Martine Pradié, elles ont décidé de réunir tous les élèves du lycée agricole, pour leur parler de cette maladie, et de l'association «Lyme sans frontières».

«C'est à 15 ans que j'ai contracté la maladie, explique Pauline. Je ressentais une grosse fatigue, j'avais des fourmillements dans les jambes, des troubles de la vision, des pertes de mémoire. Un peu de mal à parler également. J'avais fait une chute de cheval et le neurologue consulté m'avait diagnostiqué une mononucléose».

Durant cinq ans rien n'avance. Son état ne s'améliore pas. Pire, il se dégrade.

C'est en tapant les symptômes de sa fille sur internet, que sa maman découvre l'association «Lyme sans frontières».


«Il y a deux ans, j'ai rencontré un adhérent poursuit Pauline.

Nous avons parlé de nos problèmes. Il m'a conseillé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses. Maintenant je suis un traitement homéopathique, sans gluten ni viande rouge.

C'est très strict, car dès que je fais un écart, je le regrette. Mais depuis je vois la vie autrement, et je positive».

En compagnie de ses trois amies Laurie Brion, Laure Gaujarengues et Solen Reus, elle a présenté devant 300 élèves littéralement «scotchés», un diaporama qu'elles ont ensemble réalisé : «Nous aimerions que les gens prennent conscience de cette maladie, que l'on cache presque en France, disent-elles.

Elle est reconnue et soignée aux USA, en Allemagne, mais ici, une grosse ignorance médicale persiste, et tous les médicaments ne sont pas remboursés.

Nous avons envie de nous investir dans le combat de Pauline et de cette association.

Pour elle, mais aussi pour tous les malades». Le témoignage de Catherine Catherine L. de Capdenac-Gare souffre de la même maladie depuis plus de 20 ans.

«Mais il est difficile de dire qu'on est atteint de la maladie de Lyme, dans la mesure où les tests qui se pratiquent en France à l'heure actuelle ne sont pas fiables, dit-elle. En effet pour moi, les deux (test Élisa et test Western blott) se sont révélés négatifs.

C'est grâce à la perspicacité de mon médecin, que la maladie a pu être diagnostiquée. Mais je n'ai aucun papier officiel.

De plus, je n'ai même plus le souvenir d'avoir été piquée par une tique. Les atteintes principales sont d'ordre neurologique, articulaire et cardiaque.

Mais le fait que cette maladie soit volontairement ignorée en France, et donc que les médicaments ne soient pas pris en charge, est un véritable déni».

Adhérente également à Lyme sans frontières, elle suit actuellement un traitement de médecine naturelle, où viande rouge, gluten et produits laitiers sont proscrits.

«C'est vraiment grâce au réseau associatif que j'ai pu savoir ce dont je souffrais, insiste-t-elle. Il est vrai qu'en France, seuls deux médecins hospitalisent pour cette maladie, les docteurs Christian Perronne à Garches et Raouf Ghozzi à Lannemezan».

Association Lyme sans frontières, 1a place des orphelins, 67 000 Strasbourg. contact@associationlymesansfrontieres.com La Dépêche du Midi

Publié le 13/02/2017

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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