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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 10:50

La transplantation fécale pose plusieurs problèmes :

-          Il faut « détruire » la flore du patient et donc donner de fortes doses d’antibiotiques, sinon

           il ne s’agit plus d’une transplantation

-          Il faut un donneur sain

-          On ne sait pas réellement les conséquences à moyen et long terme d’une telle

           transplantation « d’organe ».

De fait, en France, elle est réservée EXCLUSIVEMENT aux infections intestinales à clostridia difficile en 2è et plutôt 3è intention en cas de résistance aux antibiotiques. Dans ces conditions, la transplantation est possible, car le patient a déjà une flore détruite par le clostridia et les antibiotiques donnés pour le traiter.

C’est donc loin d’être une technique simple et utilisable « par les parents ». De fait, les gens qui bidouillent à mon avis ne font pas de transplantation, qu’elle qu’en soit la forme, revient finalalement à prendre des probiotiques.

Dr Eric Menat Toulouse.

 

 

La transplantation fécale au secours de l’autisme

Et si la solution pour aider les autistes venait du deuxième cerveau, l'intestin ?

Une équipe de chercheurs de l’université de l’état d’Arizona vient de tester une nouvelle approche pour traiter les personnes atteintes de troubles du spectre autistique en améliorant leur microbiote intestinal via des transplantations fécales.

Les résultats de cet essai clinique de phase 1 sont décrits dans la revue Microbiome.


En totalité, 18 personnes âgées de 7 à 16 ans et diagnostiquées pour des troubles du spectre autistique ont été incluses dans l’étude.

Ils ont suivi pendant 10 semaines un traitement spécial à base d’antibiotiques, un nettoyage de l’intestin et des transplantations fécales quotidiennes pendant 8 semaines.

Ainsi, des effets bénéfiques sur le long terme ont pu être constatés. Des progrès de l’ordre de 20-25 % au niveau du comportement ont été remarqués en particulier sur le plan social et sur les habitudes liées au sommeil. Une amélioration de 80 % des symptômes gastro-intestinaux a aussi été notée.


« Nous avons vu une importante amélioration au niveau de la diversité bactérienne et une augmentation de la concentration de certaines bactéries, notamment Provotella, qui est connu pour être rare chez les enfants autistes », précise le Dr Dae-Wook Kang, un des auteurs.

 

Des recherches antérieures avaient effectivement découvert des liens entre les symptômes de l’autisme et la composition de la flore bactérienne.


Si « les résultats sont vraiment convaincants », selon le Pr James Adams, un autre des auteurs, il ne s’agit que des premiers tests (essai clinique de phase 1).

 

Roxane Curtet
| 23.01.2017

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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