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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 15:14

L’Hyperbaric Oxigen Therapy 
 

En se cachant dans les cellules du corps ou en prenant certaines formes, kystiques ou protégées par des bio-films, le spirochète de la maladie de Lyme, la Borrélia Burgdorferi, est extrêmement résistant aux traitements conventionnels basés sur l’antibiothérapie. Pour soigner les symptômes débilitants ou la phase chronique de l’infection, la thérapie alternative de l’ Hyperbaric Oxigen Therapy (HBOT) s’est avérée très efficace.


Qu’est-ce que l’Hyperbaric Oxigen Therapy ? 

Le HBOT ou Hyperbaric Oxygen Therapy (oxygénothérapie hyperbare – OHB) est une pratique clinique qui permet de soigner des infections graves, des plaies qui ne guérissent pas en cas de diabète, ainsi que de nombreux cas de disfonctionnements d’organes et d’atteintes neurologiques, grâce à une pression d’oxygène supérieure à celle de l’air dans l’organisme. La notion de l’air hyperbare, ainsi que de la chambre à compression atmosphérique, a été initiée en 1662 par Nathaniel Henshaw, pour traiter les atteintes pulmonaires, certaines affections aigües et maladies chroniques.

Cette méthode de soin consiste à  faire respirer à un patient de l’oxygène pur (O²), à 100 %, dans une chambre sous pression, grâce à inhalateur. Cette vidéo montre un exemple d’installation. Avec ce procédé, on augmente jusqu’à 3 fois la pression normale de l’air, qui est de 1 ATA ou 760 mm HG. Une pression atmosphérique de 3 ATA, dans la chambre, permet de multiplier par vingt fois la pression partielle de l’oxygène (PaO²) dans le sang et dans les tissus. Cela stimule le transport en O² par les globules blancs et le plasma, dans tout le corps. Cette élévation de la pression tissulaire en oxygène assure l’efficacité physiologique de cette méthode et permet entre autres de traiter l’intoxication au monoxyde de carbone (CO), les radionécroses et les infections anaérobies. En effet, le HBOT permet aussi de stimuler la libération des cellules-souches qui favorisent la guérison.

Généralement, l’Hyperbaric Oxigen Therapy est préconisée pour mettre fin à l’embolie gazeuse, la gangrène gazeuse, les ischémies traumatiques, la perte idiopathique des capacités sensorielles, la maladie de décompression, l’abcès cérébral ou intracrânien, l’ostéomyélite, les brûlures, les atteintes radiques, l’anémie sévère, les bulles d’air dans les vaisseaux sanguins, … Mais, des études récentes démontrent qu’elle est aussi en mesure de soigner l’autisme, le cancer, les ulcères chroniques, le diabète, le sida, l’asthme, la maladie d’Alzheimer, la paralysie cérébrale, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les atteintes cardio-vasculaires et neurologiques, ainsi que la Borréliose de Lyme. D’autres vidéos ici.

Pourquoi choisir le HBOT pour soigner la maladie de Lyme ?

Des études ciblant la Borrélia Burgdorferi

D’après des études validées par l’UIRB (University Institutional Review Board), il a été démontré que la Borrélia Burgdorferi est une bactérie anaérobie, ou plus précisément microaérophyle, et qu’elle ne peut donc ni survivre ni être transférée dans l’air, dont la pression atmosphérique est de 160 mm HG, avec 21 % d’oxygène. Le traitement de la maladie de Lyme via l’oxygénothérapie hyperbare a été éprouvé avec une pression atmosphérique absolue de 2,36 ATA, soit de 1794 mmHG. Cela a permis d’atteindre une pression partielle de 200 à 300 mm HG dans le sang et les tissus. Ce qui est largement au-dessus du niveau d’oxygène fatal pour le spirochète. Une fois dans la chambre hyperbare, le patient peut supporter ce niveau élevé d’oxygène durant 90 minutes, voire plus.

Des statistiques de guérison significatives

Dans ces conditions, l’hémoglobine est ainsi saturée en oxygène. L’Hyperbaric Oxigen Therapy permet en effet de véhiculer l’oxygène dans toutes les cellules du corps, car il sera perfusé dans les terminales artérioles et les tissus, grâce à l’élévation de la pression artérielle. De plus, la vasoconstriction des tissus sains et la vasodilatation des tissus hypoxiques permettent une meilleure redistribution de l’oxygène. En dehors de son rôle anti-infectieux, l’oxygénothérapie hyperbare stimule aussi l’action des polynucléaires neutrophiles sur les tissus atteints par la maladie de Lyme, la synthèse de collagène et de fibroblastes, ainsi que l’épithélialisation des zones infectées, pour stimuler la cicatrisation. Ces études ont montré que 84.8 %  des patients soignés par cette méthode ont présenté une rémission plus que satisfaisante avec une diminution ou une élimination des germes, grâce à des traitements de 60 minutes durant 5 cinq jours, espacés de 2 jours de repos (https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.hbotnova.com/resources/lyme_disease/Fife_EffectsofHyperbaricOxygenTherapyOnLymeDisease.pdf&prev=search).

​Sur 81 patients traités, seuls 12 n’ont pas présenté d’amélioration, à cause d’autres pathologies comme la babésiose, l’ehrlichosis, l’hépatite C et d’autres atteintes neurologiques non-diagnostiquées avant le traitement. Les améliorations de santé ont été évaluées avec un questionnaire abrégé. La gravité moyenne des symptômes était de 114,2 avant le traitement et après, a baissé à 49,27.

Peut-on se fier totalement à l’Hyperbaric Oxigen Therapy ?

Les cas d’efficacité du HBOT

Certes, l’Hyperbaric Oxigen Therapy est capable de venir à bout de la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme, ainsi que d’autres agents pathologiques. Cependant, il ne faut pas oublier que cette affection est souvent accompagnée par d’autres maladies infectieuses telles que la babésiose, l’hépatite C, l’ehrlichiose…  qui ne répondent pas à ce traitement. Et puisqu’il s’agit d’oxygénothérapie, elle ne serait pas en mesure d’éliminer certains germes aérobies. L’avantage avec le HBOT est qu’il favorise l’augmentation de l’énergie, le soulagement de la douleur et la restauration de la fonction cognitive. Aussi, il permet aux organes et aux glandes de cicatriser et de récupérer plus rapidement, en agissant sur l’ischémie tissulaire, qu’elle soit de cause vasculaire, toxique, infectieuse ou traumatique. Le HBOT facilite aussi l’élimination des toxines et toutes formes d’impuretés qui nuit à la santé de l’organisme. Le système immunitaire en est ainsi fortifié et est en mesure de remplir pleinement ses fonctions. Grâce à ces multiples actions,  l’oxygénothérapie hyperbare permet aux patients atteints de la maladie de Lyme d’arrêter de prendre des antibiotiques et d’autres médicaments. En effet, les améliorations agissent également sur le caractère dépressif du patient, ses facultés cognitives, ses douleurs et sur son état mental général.

Les effets secondaires de l’oxygénothérapie hyperbare

Généralement, l’utilisation de  l’Hyperbaric Oxigen Therapy  est sécuritaire et  ne présente que de très rares complications. Toutefois,  il n’est pas sans risque. En effet, l’élévation de la pression peut causer une myopie temporaire suite à un gonflement des lentilles oculaires, une rupture du tympan et des blessures moyennes de l’oreille. Un barotraumatisme peut également en découler lorsque le poumon n’est pas en mesure de supporter les changements de pression d’air. Dans le cas de la maladie de Lyme, ce procédé peut aussi entrainer une réaction Jarish-Herxheimer ou Herxing, qui est une réaction inflammatoire  de l’organisme, due à la libération de toxines par les bactéries Borrélia Burgdorferi détruites par le traitement. L’aspirine, les AINS (anti-inflammatoires non-stéroïdiens), les antidouleurs, les relaxants musculaires et les bains chauds sont préconisés dans ce cas.

Contre-indication du HBOT

Le procédé de l’Hyperbaric Oxigen Therapy  ne convient pas à certains cas, entre autres les patients atteints de pneumothorax non traité ou pour ceux qui suivent un traitement à base de bléomycine, de disulfiram, de doxorubicine et d’acétate de mafénide. Dans la mesure où l’usage du HBOT est d’une nécessité absolue, il est de rigueur d’interrompre la prise de ces médicaments avant l’opération. L’oxygénothérapie hyperbare est également contre –indiquée pour les femmes enceintes et les malades présentant des troubles épileptiques, de la fièvre élevée, de la névrite optique, des infections des voies respiratoires,  de la sphérocytose congénitale,  ainsi que de l’emphysème avec rétention de dioxyde de carbone. Il faut aussi noter que la combinaison d’une chimiothérapie et d’un HBOT peut être cardiotoxique. 

 

 

 

http://www.maladie-lyme-traitements.com/hbot.html

 

 

MICHELI Yann Lauréat de Réseau Entreprendre Haute-Savoie

Activités spécialisées, scientifiques et techniques diverses

Coordonnées :

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49 avenue Montaigne  
74600 SEYNOD
Tél :
06 01 76 11 97 
E-mail :
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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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