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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 10:19

Les métastases, ces disséminations des cellules tumorales vers d'autres organes, sont de mieux en mieux comprises, ouvrant la voie à des traitements ciblés.

BIOPSIE. Il est désormais possible de détecter dans le sang la présence d’une maladie cancéreuse disséminée en recherchant des cellules tumorales circulantes (CTC) ou bien l’ADN tumoral provenant de la dégradation de ces cellules. Des essais cliniques sont actuellement conduits sous l’égide de l’Institut Curie à Paris. "Un essai vise à déterminer si l’identification des CTC peut influer sur le choix du traitement dans le cancer du sein hormono-dépendant. Dans le cas où les CTC seraient indétectables, ou en deçà d’un certain seuil, l’oncologue pourrait opter pour un traitement moins agressif, comportant plus d’hormonothérapie et moins de chimiothérapie. Il s’agira ensuite de déterminer l’impact de cette prise de décision sur la survie des patientes et donc in fine d’évaluer l’utilité clinique de la recherche des CTC dans ce contexte", précise le Pr Jean-Yves Pierga, chef du département d’oncologie médicale à l’Institut Curie. L'autre enjeu des CTC et de l’ADN tumoral circulant, ajoute ce spécialiste, est d’en faire l’analyse pour "disposer d’informations sur la maladie métastatique à partir d’un simple échantillon de sang, sans avoir recours aux biopsies à l’aiguille". Autrement dit au prélèvement de tissu. Un second essai français dans le cancer du sein vise à déterminer si les CTC portent le récepteur HER2 alors même qu’il est absent dans la tumeur primaire. Sa présence dans les CTC (estimé à ce jour à 8 % des cas) inciterait à prescrire un traitement associant un anticorps anti-HER2 (trastuzumab) lié à un anticancéreux (emtansine).

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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