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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:11

La trop célèbre « maladie de Lyme » est une maladie infectieuse transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tique. Quand elle passe inaperçue dans sa première phase, elle peut dans un second temps s’attaquer au système nerveux avec des conséquences dramatiques. Le Professeur Luc Montagnier l’estime très mal diagnostiquée dans notre pays, il suggère une autre approche afin de réagir plus efficacement, quand il en est temps.
La maladie de Lyme reste de nos jours, une infection très mal prise en charge dans notre pays. Transmise par une morsure de tique, la borréliose de Lyme n’est ni diagnostiquée à temps, ni soignée convenablement. Le Prix Nobel de médecine Luc Montagnier tire la sonnette d’alarme.
Il constate une « grande ignorance sur son caractère chronique« , il est venu en témoigner dimanche dernier, lors d’un colloque à Strasbourg, organisée par « Lyme sans frontières », une association regroupant des malades en colère contre l’approche officielle de la maladie. Il a insisté sur les manquements de notre système de santé :
Il est lamentable que les pouvoirs publics et les autorités de santé n’aient pas une politique cohérente sur la maladie de Lyme
Des malades très mal diagnostiqués


La maladie de Lyme ou borréliose de Lyme est une maladie infectieuse transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée. Difficile à diagnostiquer et mal recensée, elle peut avoir de graves conséquences si elle n’est pas traitée à temps, provoquant des troubles invalidants et douloureux. Notamment neurologiques, articulaires et musculaires, comme des méningites ou des paralysies faciales.


Selon les membres de l’association Lyme sans frontières, de nombreux patients, parfois cloués dans un fauteuil roulant, sont « baladés » de médecin en médecin et parfois traités d’hypocondriaques, faute de diagnostic adéquat.
27 000 nouveaux cas de maladie de Lyme sont officiellement déclarés chaque année en France, mais selon Lyme sans frontière, ce chiffre serait en réalité beaucoup plus important, de l’ordre de « dix fois plus ».
Symptômes et développement de la maladie de Lyme


Dans sa phase primaire, la maladie de Lyme se caractérise par une lésion cutanée, un érythème chronique migrant (ECM).
Cette lésion apparaît entre 3 à 30 jours après la piqûre d’une tique. En l’Absence de traitement, l’ ECM s’étend progressivement pendant quelques semaines, avant de disparaître sans séquelles apparentes.
Les 2ème et 3ème phases surviennent après quelques semaines et jusqu’à plusieurs années après la piqûre de tique.
Des symptômes révèlent alors la présence de la maladie :
* manifestations cutanées
* douleurs articulaires fréquentes
* manifestations cardiaques : syncopes, palpitations
* manifestations neurologiques
Des tests inefficaces qui laissent passer des personnes infectées
Pour le Pr Montagnier, 83 ans, les tests utilisés aujourd’hui pour détecter la bactérie de Lyme donnent de trop nombreux « faux négatifs », car ils sont basés sur la détection d’anticorps, alors que certains patients infectés n’en développent pas.
Le scientifique, qui travaille à Paris au sein d’un institut de recherche qui porte son nom, cherche à mettre au point une méthode de diagnostic consistant à détecter dans le plasma sanguin des traces de l’ADN de la bactérie, en captant des ondes électromagnétiques émises par l’échantillon étudié.
« A mon avis, ce test est plus fiable » que ceux actuellement en vigueur, a affirmé le Prix Nobel, tout en convenant que cette approche électromagnétique n’était « pas reconnue par un certain nombre de scientifiques, si bien qu’on a du mal à la faire valider« .
200 malades veulent attaquer les laboratoires pharmaceutiques
Une procédure civile devrait être déposée dans les prochains jours devant les tribunaux de grande instance de Paris et de Lyon, contre les laboratoires pharmaceutiques qui commercialisent les tests utilisés à ce jour. Ils sont plus de 200 malades à qui on avait annoncé qu’ils n’étaient pas porteurs de la maladie – alors qu’ils disent l’être et sont désormais soignés par antibiotiques pour cela, selon l’un des avocats en charge de cette action, Me Julien Fouray :
Dans un second temps, il y aura des responsabilités à chercher contre l’Etat, qui a validé et imposé un protocole de test dont on sait qu’il n’est pas fiable.
Basés sur un prélèvement sanguin, les tests incriminés de type « Elisa » sont produits par une demi-douzaine de laboratoires.

Fabrice Renault
8 juillet 2016

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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