Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 08:20

Syndrome de stress post-traumatique et risque incident de PR : résultats de la cohorte NHSII

Par le Pr René-Marc Flipo

Post-traumatic stress disorder and risk for incident rheumatoidarthritis.
Lee YCV et al.
Arthritis Care Res 2016 ; 68:292-8

Retrouvez l’abstract en ligne

été incriminés dont les facteurs traumatiques et les traumatismes d’origine psychique. Plusieurs études ont été publiées. Les résultats sont parfois contradictoires, d’où l’intérêt de cette étude prospective reposant sur la cohorte NHSII.

Le syndrome de détresse post-traumatique a une prévalence aux USA de l’ordre de 4 à 8,7%. Ce syndrome est associé à une augmentation de l’incidence de certaines maladies chroniques et notamment de maladies auto-immunes. Le lien physiopathogénique reposerait notamment sur une dysrégulation de l’axe hypothalamo-hypophysaire. Les auteurs en introduction mettent toutefois un facteur confondant possible majeur : l’intoxication tabagique.

La Nurse’s Health Study II a inclus 116.430 femmes, âgées en 1989 de 25 à 42 ans. En 2008, plus de 60.000 d’entre elles ont fait l’objet d’une étude complémentaire incluant le questionnaire BTQ (Brief Trauma Questionnaire) et un questionnaire spécifique évaluant les symptômes du syndrome de stress post-traumatique.
54.224 femmes ont répondu (89,2%). Après exclusion des cas de PR prévalents, l’analyse repose sur 49.693 femmes. Entre 1989 et 2011, les auteurs retiennent 239 cas incidents de PR. Dans cette cohorte, 4 888 femmes ont un antécédent de traumatisme et au moins 4 symptômes du syndrome de stress post-traumatique, et 8% de ces femmes fument contre 5,6% chez les femmes qui ont moins de 4 symptômes.
La comparaison entre les femmes n’ayant pas vécu de traumatisme et les femmes avec antécédent de traumatisme et au moins 4 symptômes du syndrome de détresse respiratoire, donne un HR concernant le risque incident de PR calculé à 1,76 (1,16 – 2,67).
Lorsque les auteurs prennent en compte la notion de tabagisme, l’association reste significativement élevée avec un HR ajusté à 1,60 (1,05 – 2,43). Si les auteurs limitent leur étude aux femmes qui n’ont jamais fumé, le HR est à 1,58 (0,87 – 2,86). Si on exclut les femmes qui ont commencé à fumer après leur traumatisme, le HR est à 1,68 (1,04 – 2,7).

Pour les auteurs, cette étude conforte l’importance du stress psychologique dans le développement de la PR.

Date de publication : 3 Juin 2016

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
commenter cet article

commentaires