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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 13:05

Paris, le mercredi 6 avril 2016 - En février, l’association Vaincre l’autisme avait demandé au ministère de la Santé l’ouverture d’une enquête sur la prescription d’un neuroleptique, l’Abilify (aripiprazole) à des enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA).

L’organisation signalait notamment des cas de suicide ou de tentatives de suicide potentiellement associés à l’administration de ce traitement, pourtant non indiqué dans l’autisme. Très vite, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait réagi en rappelant les indications du traitement : « traitement de la schizophrénie chez les adultes et les adolescents âgés de 15 ans ou plus ; le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères des troubles bipolaires de type I et dans la prévention de récidives d’épisodes maniaques chez l'adulte ayant présenté des épisodes à prédominance maniaque et pour qui les épisodes maniaques ont répondu à un traitement par aripiprazole et le traitement des épisodes maniaques modérés à sévères des troubles bipolaires de type I chez l'adolescent âgé de 13 ans ou plus pour une durée allant jusqu’à 12 semaines ». Hier, elle a indiqué qu’une lettre allait être envoyée aux professionnels de santé par les laboratoires commercialisant le médicament et ses génériques afin que soient rappelées « les indications approuvées en France et en Europe » du traitement. L’ANSM confirme par ailleurs que ce dernier est bien employé aujourd’hui chez des patients atteints d’autisme, sans préciser l’ampleur de cette pratique. Un suivi national, récemment mis en place, devrait permettre d’en savoir plus prochainement. Enfin, l’ANSM indique que sept cas de suicide et 137 comportements suicidaires ont été constatés à l’échelle internationale chez des enfants et adolescents âgés de 3 à 7 ans traités (en dehors des indications) par Abilify.

M.P.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
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