Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 06:19

Les immunothérapies démontrent des résultats sans précédent dans le traitement de cancers avancés. Nicolas Meyer, onco-dermatologue, fait le point sur ces traitements.


Depuis quelques mois, les immunothérapies ont le vent en poupe. Ces traitements, qui reposent sur l'utilisation d'anticorps monoclonaux, ont fourni des résultats sans précédent dans des formes de cancers avancés, où souvent les patients étaient en échec thérapeutique. A l'occasion du Congrès européen de cancérologie (25 au 29 septembre, Vienne, Autriche), Pourquoidocteur fait le point avec Nicolas Meyer, onco-dermatologue à l'Insitut universitaire de cancérologie de Toulouse.
Efficacité transversale
Pendant longtemps, les traitements anticancéreux ont ciblé la tumeur elle-même. Les immunothérapies visent, elles, à rendre au système immunitaire sa capacité à combattre les cellules cancéreuses. Avantage : une même molécule peut être effiace dans des types de cancers aussi différents que ceux du poumon, du rein ou de la peau. « Le système immunitaire a pour rôle d'empêcher la survenue de tous les cancers, donc si nous sommes capables de le stimuler, on peut imaginer que cela fonctionne pour tous les cancers », explique Nicolas Meyer. Cependant, les choses ne sont pas si simples : « On s'aperçoit que certains cancers répondent moins bien que d'autres », poursuit le spécialiste. Ce sont en fait les tumeurs qui présentent le plus de mutations, qui s'avèrent les plus sensibles à ces traitements, le cancer du poumon et le mélanome notamment.
Trouver les bons patients
Les taux de réponse à ces immunothérapies sont, dans la plupart des cas, bien supérieurs à ceux observés avec les traitements standards. Cependant, parvenir à repérer le plus tôt possible les patients qui bénéficieront le plus de ces molécules, les « répondeurs », est un enjeu majeur. Mais pour l'heure, il n'existe pas de biomarqueur qui permette de prédire la réponse des patients. « C'est en partie dû au fait que nous avons une connaissance des mécanismes d'action de ces molécules encore parcellaire », justifie Nicolas Meyer.

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED
commenter cet article

commentaires