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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 07:44

Grâce à une étude internationale parue dans la revue Nature Medicine, on en sait aujourd'hui davantage sur les mécanismes impliqués dans l'état inflammatoire chronique lié à l'obésité.


Depuis une dizaine d'années, on sait que le lieu de stockage des graisses influence l'apparition des médiateurs pro-inflammatoires et le développement des pathologies métaboliques associées à la surcharge pondérale.


Ainsi l'obésité androïde, caractérisée par un important excès de masse graisseuse dans la partie haute du corps, en particulier au niveau de l'abdomen, est à l'origine de plus de complications que l'obésité gynoïde, où le tissu adipeux se localise dans la région sous-cutanée, surtout au niveau des fesses et des cuisses.


Les hommes sont plus concernés que les femmes par cette forme dangereuse d'obésité.


Les chercheurs ont identifié le facteur qui provoque l'accumulation de macrophages de type pro-inflammatoire chez les patients ayant un « gros ventre ».


Ils ont confirmé son rôle chez la souris.
Ainsi les rongeurs qui ont une déficience pour ce facteur n'ont pas développé de complications malgré un régime très riche en graisses. «


Cette étude pionnière suggère que le système immunitaire influence directement l'accumulation de la masse grasse dans la région viscérale, susceptible d'être ciblée dans la prévention du diabète de type 2 », concluent les auteurs.


Ils estiment donc « crucial de déchiffrer les différentes facettes de l'inflammation pour mieux appréhender les pathologies multifactorielles associées à l'obésité comme le diabète de type 2 ».


6 mai 2015

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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