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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 19:48

Polyarthrite rhumatoïde : l’incapacité de travail est davantage liée à la dépression qu’à la maladie rhumatismale

  • JIM
  • 27 mars 2015

Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) ont un risque accru d'incapacité de travail. Une étude épidémiologique internationale QUEST RA avait précédemment évalué à 20 % le taux de malades en incapacité de travail à 2 ans.

Une équipe Allemande a réalisé une étude, chez des malades atteints de PR précoce, dont l'objectif était d'évaluer les facteurs conduisant à demander une pension d'invalidité (PI).

Les données sont issues de l'étude observationnelle prospective de cohorte « the course and prognosis of early arthritis » (CAPEA), qui examine les facteurs pronostiques précoces de développement d'une maladie chronique chez les sujets souffrant d'arthrite depuis moins de 6 mois.

Au total, 528 malades atteints de PR depuis moins de 3 mois et âgés de moins de 63 ans ont été inclus dans l'analyse, suivis pendant 2 ans et évalués à 12 et 24 mois, dates auxquelles il leur était demandé s'ils envisageaient de demander, avaient demandé ou recevaient une PI en raison de leur maladie.

A l'entrée, 66 % d'entre eux travaillaient, 14 % étaient en arrêt maladie, 5 % au chômage, 6 % restaient au foyer, 7 % en retraite ou recevant une PI, 1 % en formation et pour 1 %, l'information était manquante.

A 2 ans, 42 malades en activité (8 %) rapportaient avoir envisagé la demande de PI, 18 (3,4 %) en avaient fait la demande et 9, (1,7 %) en recevaient une.

En analyse multivariée, l'âge (par tranche de 10 ans, Odds ratio [OR] = 2,18, intervalle de confiance à 95 % [IC 95 %] 1,45 -3,29), la dépression mesurée par le questionnaire « Health Questionnaire Depression Score » (OR = 2,98, IC 95 % 1,29-6,88), le nombre de jours d'arrêt maladie pris dans les 6 mois précédents (par 10 jours, OR = 1,11, IC 95 % 1,03-1,2) et le handicap physique évalué par le Hannover Functional Status Questionnaire (OR = 2,22, IC 95 % 1,17-4,21) étaient identifiés comme les facteurs prédictifs les plus importants pour le fait d'envisager une PI.

Aucune des mesures d'activité de la maladie n'était significativement associée avec le risque de demande de PI. Le type d'emploi à l'entrée (en activité effective, en arrêt maladie ou au chômage) n'augmentait pas le risque de PI (envisagée ou obtenue).

Les auteurs concluent que la dépression est le plus fort facteur prédictif de PI. Ils estiment que l'identification et la prise en charge précoces des malades déprimés aideraient vraisemblablement au maintien à l'emploi.

Date de création : 27 mars 201

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Infections froides
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