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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:21

Une carence prolongée en vitamine E entraînerait des lésions cérébrales, selon les résultats d’une étude parue dans le Journal of lipid research. Sur le long terme, la vitamine E contribuerait même à la protection du cerveau au cours de la maladie d’Alzheimer. Pourtant, selon les auteurs de ce travail, moins de 10 % des Américains atteignent les niveaux de consommation recommandés.

Dans un travail récent mené sur le poisson-zèbre et publié dans le Journal of lipid research, des chercheurs de l'Oregon State University ont découvert qu’une carence en vitamine E peut causer des dommages neurologiques en interrompant l’approvisionnement du cerveau en certains nutriments essentiels. Plus précisément, les scientifiques ont montré que le poisson-zèbre nourri par un régime pauvre en vitamine E tout au long de la vie présentait un niveau de DHA-PC abaissé d'environ 30 %. Cet acide gras poly-insaturé, notamment fourni par les huiles de poisson, est un élément constitutif essentiel de la membrane des neurones. « Le DHA est fourni par le foie et transporté jusqu’au cerveau à l’aide de molécules particulières (les lysoPL), explique Maret Traber, auteur de ce travail et chercheuse à l'Institut Linus Pauling de l'Oregon State University. Lorsque l’apport en vitamine E est insuffisant, la quantité de ces molécules est fortement réduite [de l’ordre de 60 %], préparant ainsi le terrain aux dommages de la membrane cellulaire et à la mort neuronale. »

Un lien avec la maladie d’Alzheimer

Des études récentes ont par ailleurs conclu que de faibles niveaux de DHA-PC dans le plasma sanguin de l'homme est le marqueur d’un risque accru de maladie d'Alzheimer. Ainsi, selon les chercheurs et selon une étude parue dans le JAMA l’an dernier, la progression de la maladie pourrait être ralentie par une consommation accrue de vitamine E. « La maladie est probablement le reflet d'années de dommages neurologiques, prévient la scientifique. Le régime alimentaire du poisson-zèbre que nous avons étudié a été suivi durant toute la vie. » Faudrait-il veiller à l’apport en cette vitamine tout au long de la vie ?

Où trouve-t-on la vitamine E ?

Si tel est le cas, il reste fort à faire. À titre d’exemple, aujourd’hui aux États-Unis, 96 % des femmes et 90 % des hommes ne consomment pas suffisamment de vitamine E, selon les auteurs de ce travail. L’apport quotidien en vitamine E est le plus souvent assuré par des huiles alimentaires, telles que l'huile d'olive. « Mais les aliments contenant les plus fortes teneurs en vitamines E [amandes, graines de tournesol ou avocats, par exemple] restent peu consommés », déplore la scientifique.

Source : Choi J, et al. Novel function of vitamin E in regulation of zebrafish (Danio rerio) brain lysophospholipids discovered using lipidomics. Journal of Lipid ResearchApril 8, 2015,doi: 10.1194/jlr.M058941.

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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Nutrition
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