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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 09:15

Herbicide : sévère mise en garde contre le glyphosate


HERBICIDE : SÉVÈRE MISE EN GARDE CONTRE LE GLYPHOSATE
Commentaire.


On s’en doutait, les producteurs de ce type de substance ont réagit violemment, en raison des milliards en jeu. Je dirais plus simplement que si vous parlez à vos voisins de jardin, vous pourrez réaliser que la plupart ont déjà utilisé ces produits et que cela fait partie de la manière de vivre aujourd’hui.


A suivre.





L’ARTICLE :


Par Marielle Court


Publié le 03/04/2015 à 19:33


Une étude scientifique qualifie l’herbicide de Monsanto de produit dangereux pour la santé. Les industriels, eux, dénoncent les conclusions de ces travaux.


L’usage du glyphosate est-il réellement menacé? Le Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui se trouve à Lyon dépend de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), vient de classer cet herbicide comme «cancérigène probable» (niveau 2A). L’avis publié par la revue Lancet Oncology écorne ainsi très officiellement la réputation de cette substance, alors qu’au même moment, l’Europe semblait se diriger vers le renouvellement de son autorisation pour les dix ans à venir.


Un herbicide très largement utilisé


Le glyphosate également connu sous le nom commercial de Roundup (Monsanto), est l’herbicide roi des champs et des jardins dans le monde. La France n’échappe pas à la règle. L’explosion de son utilisation tient aussi au développement des plantations d’OGM résistantes à l’herbicide, aux États-Unis et en Amérique du Sud en particulier. La classification du Circ compte cinq niveaux que l’on peut résumer ainsi: sans risques cancérigènes ; non classifiable ; cancérigène possible ; probable et enfin certain. Concrètement, classer une molécule comme cancérigène probable signifie «que les indications chez les animaux de laboratoire sont suffisantes mais qu’elles sont limitées chez l’homme », explique Dana Looms, épidémiologiste au Circ. Les pathologies en cause sont des lymphomes non hodgkiniens, une forme de cancer du sang.


Le groupe de scientifiques indépendants qui a rédigé l’avis a passé en revue l’ensemble de la littérature scientifique, soit 200 à 300 études en provenance des industriels ou de laboratoires indépendants. Pour celles portant sur les animaux (la très grande majorité) les scientifiques ont donc pu établir le caractère cancérigène. Cela n’a en revanche pas été possible pour la vingtaine d’études concernant les hommes. Il a été impossible de dégager une tendance lourde entre celles évoquant des effets et celles n’en trouvant pas. Sachant qu’il est en outre toujours difficile d’éliminer tous les biais dans les études concernant l’homme. Lorsque les études montrent des impacts c’est essentiellement les agriculteurs et les jardiniers qui sont concernés.


Des milliards en jeu


Les industriels, Monsanto en tête, ont réagi très violemment à cette expertise. Il faut dire que des milliards sont en jeu et le géant américain des semences transgéniques et des pesticides dénonce en vrac le fait qu’il n’y aurait rien de nouveau, que certaines études auraient été exclues… Bref que le travail du Circ serait biaisé.


L’industriel convoque en outre les travaux que vient de terminer le BfR (l’institut fédéral allemand d’évaluation des risques), l’équivalent de l’Anses en France (agence de sécurité sanitaire des aliments). Cet institut avait en effet au nom de l’Europe la charge de réévaluer le glyphosate comme cela se fait tous les dix ans pour chaque molécule qui se trouve sur le marché. Et son rapport ne conclut à aucun risque. «Sur 30 études épidémiologiques, il n’y a aucune validation d’une relation significative entre une exposition au glyphosate et une augmentation du risque de lymphome non hodgkinien ou de tout autre type de cancer», précise-t-il dans un communiqué en réaction aux travaux du Circ. Certains experts ne se privent toutefois pas de rappeler que des industriels siègent dans le comité d’experts du BfR allemand, là où seuls des scientifiques, qui sont en outre extérieurs au Circ, rédigent les avis pour ce dernier. On peut aussi voir le verre moitié plein en rappelant que si les agences européennes cherchent à évaluer les risques, le Circ cherche simplement à l’identifier.


Les travaux des Allemands se trouvent désormais entre les mains de l’Efsa (Agence européenne de sécurité sanitaire). Compte tenu de l’avis du Circ, ce qui semblait s’annoncer comme un renouvellement d’autorisation de routine prend une autre tournure. L’Efsa ainsi que les agences américaine et canadienne ont demandé en urgence au Centre international de recherche contre le cancer de leur fournir la monographie à partir de laquelle ils ont travaillé. Il va encore falloir attendre quelques mois pour savoir de quel côté va pencher la balance. À n’en pas douter des mois qui vont faire l’objet de lobbying intense.


http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/04/03/01008-20150403ARTFIG00365-herbicide-severe-mise-en-garde-contre-le-glyphosate.php

Marielle Court
Date | 03/04/2015


Commentaire.
On s’en doutait, les producteurs de ce type de substance ont réagit violemment, en raison des milliards en jeu.
Je dirais plus simplement que si vous parlez à vos voisins de jardin, vous pourrez réaliser que la plupart ont déjà utilisé ces produits et que cela fait partie de leur manière de vivre aujourd’hui...
A suivre.







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Published by Jean-Pierre LABLANCHY - CHRONIMED - dans Concept
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